Comment installer vos panneaux bois de coffrage pour garantir la sécurité sur vos chantiers

Comment installer vos panneaux bois de coffrage pour garantir la sécurité sur vos chantiers

L’installation des panneaux bois de coffrage est une étape critique sur tout chantier de construction. Mal exécutée, elle expose vos équipes à des risques sérieux : effondrement du coffrage, éclatement lors du coulage, blessures par éclats de bois. Bien exécutée, elle garantit un ouvrage conforme, un béton de qualité et un chantier sécurisé. Ce guide pratique vous détaille chaque étape de l’installation, de la préparation du sol à la vérification finale, avec les mesures de sécurité incontournables à respecter. Que vous soyez chef de chantier, artisan ou responsable technique, vous trouverez ici des conseils concrets directement applicables sur le terrain.

Introduction à l’installation sécurisée des panneaux bois de coffrage

Importance de la sécurité lors de l’installation

Le coffrage en bois est omniprésent sur les chantiers BTP : fondations, murs, poteaux, dalles… Partout où le béton doit être mis en forme, les panneaux bois sont au cœur de l’opération. Mais leur installation mobilise des forces importantes et des charges parfois considérables. Un coffrage qui cède pendant le coulage du béton, c’est un accident grave, voire mortel. La prévention commence donc dès la mise en place des premiers panneaux.

En France, la réglementation impose des obligations précises aux entreprises du BTP concernant la sécurité des coffrages. Le Code du travail, les normes NF et les recommandations de l’OPPBTP encadrent ces travaux. Ignorer ces règles expose l’employeur à des sanctions et, surtout, met en danger la vie des compagnons. Respecter les protocoles d’installation, c’est aussi protéger la pérennité de votre entreprise. Pour aller plus loin sur les fondamentaux, consultez notre guide tout savoir sur les panneaux bois de coffrage : guide complet pour les professionnels du BTP.

Aperçu des étapes d’installation

Une installation sécurisée des panneaux bois de coffrage se déroule en plusieurs phases distinctes. D’abord la préparation du chantier : évaluation des besoins, vérification du sol, sélection des équipements. Ensuite la mise en place des panneaux : positionnement, assemblage, fixation des étais et des liens. Enfin la vérification complète avant coulage du béton. Chacune de ces phases conditionne la sécurité et la qualité du résultat final.

Ce guide suit cette progression logique. Il complète le guide sur les critères techniques essentiels pour bien choisir vos panneaux bois de coffrage, qui traite du choix des matériaux. Ici, on entre dans le concret : comment poser, fixer et sécuriser vos panneaux sur le terrain.

⚠ Bon à savoir

Selon les recommandations de l’OPPBTP, les accidents liés aux coffrages représentent une part significative des accidents graves dans le BTP. La majorité sont évitables grâce à une préparation rigoureuse et au respect des protocoles d’installation. Ne sous-estimez jamais la phase de vérification avant coulage.

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Panneaux de coffrage bois

Préparation du chantier pour l’installation

Évaluation des besoins en panneaux de coffrage

Avant de sortir le premier panneau de la pile, vous devez évaluer précisément les quantités et les caractéristiques nécessaires. Calculez les surfaces à coffrer, les épaisseurs de béton prévues, les hauteurs de coulage. Ces données déterminent le nombre de panneaux, leur épaisseur minimale, les efforts de poussée hydrostatique que devra encaisser votre système. Un sous-dimensionnement entraîne des déformations ou des ruptures. Un surdimensionnement, c’est du matériel immobilisé inutilement.

La hauteur de coulage est le paramètre le plus critique. Plus le béton est coulé rapidement et en grande hauteur, plus la pression sur les panneaux est élevée. Vérifiez toujours la pression maximale admissible indiquée par le fabricant de vos panneaux. Cette donnée figure sur la fiche technique du produit. Si elle n’y est pas, contactez votre fournisseur avant de démarrer.

Préparation du chantier pour l'installation des panneaux bois de coffrage

Choix des équipements de sécurité adaptés

La préparation inclut la sélection de tous les accessoires d’installation : étais réglables, serres-joints, tiges de coffrage, écrous papillon, plaques d’appui, poutrelles. Chaque composant doit être adapté aux charges prévues et en bon état. Un étai rouillé ou un serre-joint fissuré, c’est un point de défaillance potentiel. Inspectez systématiquement votre matériel avant chaque chantier.

Pour les travaux en hauteur, planifiez également vos moyens d’accès. Des échafaudages professionnels adaptés à vos chantiers permettent d’intervenir en sécurité sur les coffrages de grande hauteur. Ne travaillez jamais depuis une échelle pour des opérations de fixation ou de serrage sous contrainte.

Vérification des conditions du sol

Le sol sur lequel reposent les étais et les panneaux doit être stable et porteur. Un sol meuble ou gorgé d’eau ne peut pas reprendre les charges transmises par le coffrage. Dans ce cas, utilisez des semelles de répartition (planches ou sabots métalliques) pour distribuer les efforts sur une surface plus large. Sur terrain incliné, prévoyez des cales de nivellement pour maintenir la verticalité des panneaux.

Vérifiez également les risques de proximité : réseaux enterrés, fouilles ouvertes, zones de circulation engins. Délimitez clairement la zone de travail avec une signalisation de chantier adaptée pour protéger les compagnons et les tiers. C’est une obligation réglementaire, pas une option.

Checklist de préparation avant installation :

  • Calcul des surfaces et hauteurs de coulage
  • Vérification de la pression hydrostatique admissible
  • Inspection visuelle de tous les panneaux (fissures, délaminage, gauchissement)
  • Contrôle de l’état des étais, serres-joints et tiges de coffrage
  • Analyse portance du sol — mise en place de semelles si nécessaire
  • Délimitation et signalisation de la zone de travail
  • Planification des moyens d’accès en hauteur
  • Vérification de la disponibilité des EPI pour toute l’équipe

Étapes détaillées de l’installation des panneaux bois de coffrage

Étapes détaillées de l'installation des panneaux bois de coffrage

Mise en place des panneaux

Commencez toujours par positionner les panneaux selon le plan d’exécution du coffrage. Tracez les axes de référence sur le sol et repérez les joints de fractionnement si l’ouvrage est long. Placez les panneaux face coffrante vers l’intérieur — c’est la face lisse qui sera en contact avec le béton. Vérifiez l’aplomb de chaque panneau avec un niveau à bulle avant toute fixation. Une tolérance de verticalité de 2 mm par mètre est généralement admise.

Pour les panneaux lourds ou de grande dimension, utilisez des monte matériaux pour la mise en place des panneaux. Le levage manuel de panneaux de grande taille expose aux troubles musculo-squelettiques et aux chutes. Un équipement de levage adapté, c’est plus de sécurité et plus de précision dans le positionnement.

Techniques pour assurer une stabilité optimale

La stabilité du coffrage repose sur trois éléments : les tiges de serrage qui maintiennent l’écartement entre deux faces opposées, les étais qui reprennent les efforts de poussée latérale, et les poutrelles ou traverses qui rigidifient l’ensemble. Ces trois composants doivent être dimensionnés ensemble. Augmenter seulement les tiges sans renforcer les étais ne sert à rien — le maillon faible détermine la résistance globale du système.

L’espacement des tiges de coffrage est déterminant. En règle générale, on les positionne tous les 50 à 75 cm en hauteur et tous les 50 cm en largeur pour des coffrages de murs courants. Ces valeurs doivent être ajustées en fonction de la pression de coulage réelle. En cas de doute, consultez les abaques fournis par le fabricant ou faites-vous assister par un bureau d’études.

Fixation sécurisée des panneaux

La fixation commence par les tiges traversantes. Passez-les dans les trous de coffrage et serrez les écrous papillon à la main dans un premier temps, des deux côtés simultanément. Ne serrez jamais une tige à fond d’un seul côté avant d’avoir mis l’autre — vous déformeriez le panneau. Procédez par serrage progressif et croisé, comme pour des boulons de roue.

Installez ensuite les étais de stabilisation. Chaque étai doit être ancré à la base sur une semelle solide et fixé au panneau à au moins un tiers de sa hauteur. Réglez-les pour maintenir le panneau parfaitement vertical. Pour les coffrages de grande hauteur, prévoyez deux niveaux d’étais. La échelle professionnelle pour accéder aux zones de coffrage en hauteur doit être sécurisée et maintenue par un compagnon au sol pendant les opérations de serrage.

Outils recommandés pour une fixation efficace

Outil Usage principal Points de vigilance
Clé à fourche / clé à cliquet Serrage des écrous papillon et boulons de coffrage Ne pas surserer — risque de fissuration du bois autour du trou
Niveau à bulle / niveau laser Contrôle de verticalité et d’horizontalité Vérifier l’étalonnage régulièrement
Marteau de coffrageur Calage et ajustements fins des panneaux Utiliser une chute de bois interposée pour ne pas marquer la face coffrante
Fil à plomb Contrôle de verticalité sur grandes hauteurs Protéger du vent pendant la prise de mesure
Mètre à ruban / cordeau traceur Contrôle des alignements et écartements Reporter les cotes sur le sol avant de commencer

Vérification et ajustement de l’installation

Une fois l’ensemble monté, effectuez un tour complet de vérification avant d’autoriser le coulage. Contrôlez chaque tige de coffrage (absence de jeu, serrage correct), chaque étai (ancrage au sol, connexion panneau), chaque joint entre panneaux (absence de jour supérieur à 2 mm). Testez la rigidité d’ensemble en appliquant manuellement une légère poussée latérale : si l’ensemble oscille, c’est insuffisant.

Vérifiez également l’application correcte de l’huile de décoffrage sur la face coffrante. Cette opération, souvent négligée, conditionne pourtant la qualité du décoffrage et la réutilisation des panneaux. Une couche uniforme, sans excès ni manque, appliquée avant coulage. Tout excès d’huile au bas du coffrage doit être essuyé pour éviter qu’elle ne migre dans le béton de fondation.

📋 À retenir

La règle d’or du coffreur : vérifier deux fois, couler une fois. Une fois le béton coulé, il est trop tard pour corriger un défaut d’installation. La vérification finale prend 15 minutes et peut éviter un accident grave ou un ouvrage non conforme à démoler.

Mesures de sécurité à respecter pendant l’installation

Formation et sensibilisation des équipes

Aucune installation sécurisée ne peut reposer sur les seules procédures écrites si l’équipe n’est pas formée. Chaque compagnon qui intervient sur le montage d’un coffrage doit connaître les bases : lecture du plan de coffrage, identification des composants, ordre de montage, points de contrôle. Cette formation n’a pas besoin d’être longue, mais elle doit être systématique. Un quart d’heure de briefing au démarrage de chantier peut éviter des semaines d’arrêt pour accident.

Le chef de chantier ou le chef d’équipe doit également s’assurer que les règles de sécurité essentielles sur le chantier sont connues et respectées par tous. Cela inclut l’interdiction de passer sous un coffrage en cours de montage, les consignes de levage, les zones d’exclusion pendant le coulage du béton.

Mesures de sécurité lors de l'installation des panneaux bois de coffrage

Utilisation des équipements de protection individuelle (EPI)

L’installation de panneaux bois de coffrage génère des risques spécifiques : éclats de bois, chutes d’éléments, écrasement des mains, chutes de hauteur. Ces risques imposent le port d’EPI adaptés tout au long de l’opération, sans exception. Pour une vision complète des équipements requis, référez-vous au guide sur les équipements de protection individuelle pour le BTP.

La manipulation des panneaux bois impose en particulier le port de gants de protection conformes aux normes en vigueur. Les arêtes de panneaux contreplaqués, les échardes et les extrémités des tiges de coffrage sont des sources courantes de blessures aux mains. Un bon gant anti-coupure de niveau C ou D est le minimum requis pour ce type de travaux.

🦺 EPI obligatoires

  • Casque de chantier (classe E)
  • Chaussures de sécurité S3
  • Gants anti-coupure (niveau C/D)
  • Lunettes de protection
  • Harnais antichute (hauteur > 1,80 m)

🔧 EPI recommandés selon contexte

  • Genouillères (travaux au sol)
  • Protège-tibias
  • Gilet haute visibilité (zones de circulation)
  • Bouchons d’oreilles (travaux mécanisés)
  • Masque poussière P2 (ponçage/découpe)

Procédures d’urgence en cas d’incident

Malgré toutes les précautions, des incidents peuvent survenir. Le plan d’urgence doit être établi avant le démarrage du chantier, pas après. Identifiez les personnes responsables des premiers secours, l’emplacement de la trousse de secours, les numéros d’urgence affichés clairement. En cas de déformation anormale du coffrage pendant le coulage, arrêtez immédiatement la pompe à béton et évacuez la zone. Ne tentez jamais de corriger un coffrage en cours de défaillance sous charge.

Définissez également les zones d’exclusion pendant le coulage : personne ne doit se trouver dans la zone susceptible d’être atteinte par un coffrage qui cède. Ces zones dépendent de la hauteur et de la surface du coffrage. Matérialisez-les au sol par du rubalise ou des barrières. Cette organisation prend peu de temps et peut sauver des vies.

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Panneaux de coffrage bois : trouvez le bon équipement

Erreurs courantes à éviter lors de l’installation

Mauvaise évaluation des charges

C’est l’erreur la plus fréquente et la plus dangereuse. Beaucoup de coffreurs expérimentés font confiance à leur intuition pour évaluer les charges. Sur des ouvrages courants de faible hauteur, ça peut suffire. Mais dès que la hauteur de coulage dépasse 2 mètres, ou que le débit de coulage est élevé, les pressions hydrostatiques augmentent de façon non linéaire. Un calcul rapide avec les abaques fabricant est impératif. Ne jamais supposer que ce qui a fonctionné sur le chantier précédent fonctionnera sur celui-ci.

Un béton fluidifié, un béton projeté ou un béton autoplaçant (BAP) génère des pressions beaucoup plus importantes qu’un béton traditionnel. Si vous changez de formule de béton, revérifiez systématiquement le dimensionnement de votre coffrage. Cette précaution est souvent oubliée sur chantier, notamment quand le changement de béton arrive en cours de chantier pour une raison logistique.

Utilisation inappropriée des matériaux

Réutiliser des panneaux en mauvais état est une pratique courante mais risquée. Un panneau contreplaqué dont les couches se délaminent, qui présente des fissures traversantes ou une déformation permanente n’est plus fiable pour des efforts de pression élevés. Il peut tenir lors du premier coulage, puis céder au troisième ou au quatrième. Établissez un système de traçabilité de vos panneaux : notez le nombre de rotations, inspectez après chaque décoffrage, retirez du service tout panneau dont l’état inspire un doute.

De même, ne mélangez pas des panneaux d’épaisseurs différentes dans un même coffrage sans en évaluer les conséquences. Un panneau de 15 mm à côté d’un panneau de 21 mm dans un même plan de coffrage crée des différences de rigidité qui se traduiront par des défauts de parement ou des points de faiblesse concentrés aux jonctions. Consultez notre guide sur les panneaux de coffrage bois pour identifier les références adaptées à vos besoins.

Manque de coordination entre les équipes

Sur un chantier multi-corps d’état, le coffrage s’installe souvent en même temps que d’autres travaux : ferraillage, pose de réservations, installation de fourreaux. Cette simultanéité génère des interférences. Des compagnons qui marchent sur les étais pour atteindre la zone de ferraillage, des étais déplacés temporairement sans être remis en place, des tiges de coffrage perdues dans la fouille… Ces situations réelles compromettent la sécurité et la qualité du coffrage.

La solution : un planning d’intervention clair, validé par le conducteur de travaux, avec des séquences définies pour chaque corps de métier. Le coffrageur doit avoir la priorité et la parole finale sur l’état du coffrage avant coulage. Aucun compagnon d’un autre corps de métier ne doit intervenir sur le coffrage sans validation du responsable du coffrage. Cette règle, simple à formuler, est souvent difficile à imposer sur le terrain — mais elle est non négociable.

Les 8 erreurs les plus fréquentes sur chantier

  1. Sous-dimensionnement des tiges et étais par rapport à la pression réelle
  2. Réutilisation de panneaux dégradés sans inspection préalable
  3. Mélange de panneaux d’épaisseurs différentes sans recalcul
  4. Non-application ou application insuffisante d’huile de décoffrage
  5. Absence de contrôle de verticalité en cours de montage
  6. Étais non ancrés ou mal réglés (jeu résiduel)
  7. Joints entre panneaux trop ouverts (fuites de laitance, défauts de parement)
  8. Absence de zone d’exclusion pendant le coulage

Conclusion et recommandations pour des installations sécurisées

Récapitulatif des bonnes pratiques

Une installation réussie et sécurisée des panneaux bois de coffrage repose sur une méthode rigoureuse appliquée à chaque étape. Préparez votre chantier avant de commencer : calcul des charges, inspection des matériaux, vérification du sol, mise en place de la signalisation. Montez votre coffrage dans l’ordre logique : pose des panneaux, mise en place des tiges, installation des étais, vérification générale. Et ne coupez jamais sur la vérification finale — c’est le dernier filet de sécurité avant que la situation devienne irréversible.

La sécurité n’est pas une contrainte supplémentaire qui ralentit le travail. C’est un investissement qui protège vos équipes, garantit la qualité de l’ouvrage et préserve la réputation de votre entreprise. Un chantier de coffrage bien organisé est aussi un chantier plus productif : moins de reprises, moins d’accidents, moins d’aléas.

Conseils pour l’amélioration continue de la sécurité

Après chaque chantier, prenez l’habitude du retour d’expérience. Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu mal tourner ? Quelles procédures ont été respectées, lesquelles ont été contournées et pourquoi ? Ces questions, posées en équipe, permettent d’améliorer continuellement vos pratiques. La sécurité sur chantier ne progresse pas par les grandes décisions, elle progresse par les petites améliorations du quotidien.

Documentez vos méthodes : créez des fiches de montage types pour les configurations courantes de votre activité. Ces fiches servent à former les nouveaux compagnons, à briefer les équipes intérimaires, et à constituer un référentiel interne qui valorise votre savoir-faire. Pour une vision globale de tous les aspects liés aux panneaux bois de coffrage — choix, installation, entretien — référez-vous à notre guide de référence : tout savoir sur les panneaux bois de coffrage : guide complet pour les professionnels du BTP.

Les 5 piliers d’une installation sécurisée

1. Préparation

Calcul des charges, inspection du matériel, analyse du sol

2. Méthode

Respect de l’ordre de montage, contrôles intermédiaires

3. EPI

Port systématique des protections individuelles adaptées

4. Coordination

Planning inter-équipes, zones d’exclusion, validation avant coulage

5. Amélioration

Retour d’expérience, fiches de montage, formation continue

Vos questions

Outil interactif

Calculateur — panneaux bois de coffrage

Calculateur d’Installation de Panneaux Bois de Coffrage

Calcul 1 : Nombre de panneaux nécessaires

Déterminez la quantité exacte de panneaux en fonction de votre surface à coffrer.

Surface totale à coffrer : 24.00

Résultat : 25 panneaux

Prévoyez 10% de casse supplémentaire (soit 28 panneaux)

Calcul 2 : Nombre d’étais de soutien

Calculez l’espacement optimal des étais selon la charge et la hauteur de coffrage.

Espacement réel entre étais : 1.11 m

Résultat : 10 étais

Vérifiez la portée des panneaux selon leur épaisseur et la charge béton

Calcul 3 : Charge totale béton sur la surface

Estimez la charge structurelle du béton frais pour dimensionner le coffrage.

Charge totale : 36000 kg

En tonnes : 36.00 t

Pression sur panneau : 72.0 kPa

⚠️ Si pression > 60 kPa : renforcez l’étayage et vérifiez la résistance des étais

⚠️ Points de sécurité essentiels

  • Vérifiez systématiquement la portée des panneaux selon leur matériau et épaisseur
  • Contrôlez l’alignement et la stabilité avant le coulage du béton
  • Respectez les délais de décoffrage (généralement 14-28 jours selon la température)
  • Utilisez des cales et des entretoises pour maintenir l’écartement
  • Nettoyez les panneaux après chaque utilisation pour prolonger leur durée de vie

FAQ — Panneaux de coffrage bois

01 Quelle épaisseur de panneau choisir pour un voile béton standard ?
Pour un voile béton courant de hauteur inférieure à 3 m, un panneau de 18 mm suffit largement si les étais sont espacés de 60 cm maximum. Dès que la hauteur dépasse 3 m ou que la pression de coulage est forte (béton auto-plaçant, cadence rapide), passez à 21 mm voire 27 mm pour éviter la flexion. Pensez aussi à l’utilisation prévue : plus le panneau servira de fois, plus l’épaisseur élevée s’amortit. En règle générale, 21 mm est le bon compromis polyvalence / coût sur la majorité des chantiers.
02 Combien de fois peut-on réutiliser un panneau de coffrage bois ?
Le nombre de réutilisations dépend directement de la qualité du film de surface et de la rigueur d’entretien entre chaque coulage. Un panneau filmé de qualité standard offre de 6 à 10 utilisations avec un démoulant bien appliqué et un nettoyage soigneux après chaque décoffrage. Un panneau filmé haute densité (film 220 g/m² et plus) peut dépasser 20 utilisations sur des chantiers bien organisés. L’ennemi numéro un, c’est le nettoyage brutal : un grattage trop agressif détériore le film et divise par deux la durée de vie du panneau.
03 Faut-il obligatoirement appliquer un démoulant sur un panneau neuf ?
Oui, même sur un panneau neuf livré avec un film de protection, l’application d’un démoulant est fortement conseillée avant le premier coulage. Le film de surface seul peut coller localement au béton frais, surtout par temps chaud ou avec un béton riche en ciment. Un démoulant en phase aqueuse appliqué en couche fine suffit et ne tache pas le béton. Cette étape prend cinq minutes et vous évite d’arracher des morceaux de film dès le premier décoffrage, ce qui raccourcit inutilement la durée de vie du panneau.
04 Quelle est la différence entre un panneau CTB-X et un panneau CTB-H ?
Le CTB-X (Contre-plaqué Technique du Bâtiment Extérieur) est collé à la colle résorcine résistante à l’humidité : c’est le standard pour les usages extérieurs et les coffrages exposés à la pluie. Le CTB-H ajoute un traitement fongicide et insecticide en profondeur, ce qui le rend adapté aux zones tropicales ou aux ambiances très humides prolongées. Pour un chantier courant en France, le CTB-X couvre 95 % des besoins. Le CTB-H est pertinent si vos panneaux séjournent longtemps en stock extérieur non couvert ou si le chantier est en zone à forte pluviométrie.
05 Comment éviter les joints de coffrage visibles sur le parement béton ?
Les joints visibles viennent presque toujours d’un mauvais alignement des panneaux ou de chants non protégés qui gonflent sous l’humidité. La première chose à faire : imperméabiliser les chants coupés avec une peinture ou un vernis spécial bois avant montage. Ensuite, assurez-vous que les panneaux adjacents sont dans le même plan et serrés sans jeu : même 1 mm de décalage laisse une trace sur le béton apparent. Pour un parement lisse de qualité architecturale, certains chefs de chantier posent du mastic silicone neutre dans les joints, puis le retirent après décoffrage.
06 Peut-on utiliser des panneaux de coffrage pour réaliser des dalles ?
Oui, les panneaux bois sont tout à fait utilisables en fond de banche pour des dalles ou planchers, à condition de bien calculer l’entraxe des solives de soutien en dessous. Pour une dalle de 20 cm de béton (environ 480 kg/m²), comptez des solives espacées de 40 à 50 cm maximum avec un panneau de 18 mm, ou jusqu’à 60 cm avec du 21 mm. Le point de vigilance sur une dalle, c’est le retrait du coffrage : vérifiez toujours que la résistance du béton est suffisante avant de décoffrer, et commencez par les zones les moins sollicitées. Un délai minimum de 3 jours à 20°C est généralement requis avant décoffrage d’une dalle ordinaire.
07 Comment stocker les panneaux de coffrage bois entre deux chantiers ?
Le stockage à plat est la règle d’or : posez les panneaux à l’horizontale sur des cales régulièrement espacées (tous les 60 cm) pour éviter toute déformation ou gondolage. Protégez-les de la pluie directe avec une bâche ou une couverture légère, mais laissez circuler l’air pour éviter l’humidité stagnante qui favorise la moisissure. Si vous stockez à la verticale, assurez-vous qu’ils sont parfaitement droits et calés en pied et en tête. Avant remise en stock, nettoyez et séchez les panneaux, puis appliquez une légère couche de démoulant pour protéger le film de surface.
08 Quelle format de panneau est le plus courant sur les chantiers français ?
Le format 2500 x 1250 mm reste la référence la plus répandue en France : il couvre une grande surface avec peu de joints et se manutentionne encore à deux personnes. Le 2440 x 1220 mm est également très courant, héritage des formats internationaux, et compatible avec la plupart des systèmes de banches du marché. Pour les petits ouvrages ou les reprises en hauteur, les formats 2000 x 1000 mm ou 1500 x 1000 mm sont pratiques à manipuler seul. Le choix final dépend toujours du module d’armature prévu et de la hauteur de voile à coffrer pour minimiser les découpes et les chutes.
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