Échafaudage roulant : comment éviter les accidents par une utilisation responsable

Échafaudage roulant : comment éviter les accidents par une utilisation responsable

L’échafaudage roulant est un équipement incontournable sur les chantiers BTP, dans les ateliers industriels et pour les travaux de maintenance en hauteur. Sa mobilité est un atout majeur — mais elle multiplie aussi les risques si l’appareil est mal utilisé. Chutes, renversements, effondrements : la majorité des accidents liés aux échafaudages roulants sont évitables. Ils résultent presque toujours d’un défaut de montage, d’une inspection insuffisante ou d’un manque de formation des utilisateurs. Ce guide vous donne les clés concrètes pour identifier les risques réels, les anticiper et mettre en place une utilisation responsable au quotidien — que vous soyez artisan, chef de chantier ou responsable sécurité.

Principaux risques associés aux échafaudages roulants

Identifier les dangers pour mieux les prévenir

Chutes et glissades : le risque n°1

Risques de chutes sur un échafaudage roulant

La chute de hauteur représente la cause principale d’accidents graves sur les échafaudages roulants. Elle survient souvent en l’absence de garde-corps correctement installés, lors du déplacement de l’échafaudage avec un opérateur encore en position de travail, ou à cause d’un plancher de travail encombré ou glissant. Les travaux en intérieur ne sont pas moins dangereux : les sols lisses (carrelage, résine) associés à des roulettes non freinées constituent une combinaison particulièrement risquée. Pour comprendre les garde-corps de chantier pour éviter les chutes, il est utile de consulter les ressources dédiées à la protection périmétrique.

Les glissades se produisent également lors de la montée ou descente de l’échafaudage. Un opérateur qui escalade l’extérieur du cadre au lieu d’utiliser l’échelle intégrée s’expose à une chute directe. Les chaussures de sécurité à semelles anti-dérapantes sont obligatoires, mais insuffisantes si les barreaux sont encrassés ou si la structure est mouillée.

Mauvais montage : une bombe à retardement

Un échafaudage roulant mal assemblé peut paraître stable à l’œil nu et s’avérer catastrophique au premier effort. Les erreurs de montage les plus fréquentes incluent des cadres mal emboîtés, des diagonales absentes ou mal positionnées, des verrous de sécurité non enclenchés et des stabilisateurs (outriggers) non déployés. Ces défauts structurels fragilisent l’ensemble de la tour, surtout lorsque la hauteur de travail dépasse trois mètres. Consultez notre guide dédié à l’installation correcte d’un échafaudage roulant pour maîtriser chaque étape.

Le mauvais montage résulte souvent d’une pression temporelle sur le chantier. Les équipes cherchent à gagner du temps et sautent des étapes. Résultat : une structure apparemment opérationnelle mais structurellement défaillante. La règle est simple — pas de raccourci sur l’assemblage. Chaque composant doit être positionné selon la notice du fabricant, sans exception.

Conditions météorologiques : un facteur souvent sous-estimé

Les conditions météorologiques constituent un risque majeur, surtout pour les chantiers en extérieur ou semi-ouverts. Le vent est particulièrement dangereux : une tour d’échafaudage roulant offre une prise au vent significative, et au-delà de 45 km/h, tout travail en hauteur doit être interrompu. La pluie mouille les plateformes, rend les surfaces glissantes et peut fragiliser les éléments métalliques si l’entretien est insuffisant. Le gel, en hiver, est encore plus traître — les barreaux et plateaux givrés peuvent provoquer des glissades instantanées.

En cas de prévision d’intempéries, la bonne pratique consiste à démonter la tour ou à la mettre en position basse, roulettes freinées, stabilisateurs au sol. Ne jamais laisser un échafaudage roulant monté et vide face au vent — le risque de renversement sur des tiers est réel et engage directement la responsabilité du chef de chantier.

À retenir

Les trois causes principales d’accidents sur échafaudage roulant sont la chute de hauteur (défaut de garde-corps ou déplacement avec opérateur), le mauvais montage (verrous non enclenchés, diagonales manquantes) et les conditions météorologiques défavorables (vent, pluie, gel). Ces risques sont cumulables et leur combinaison multiplie la gravité des accidents.

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Echafaudage roulant

Mesures de prévention pour éviter les accidents

Former, inspecter, équiper : les trois piliers de la sécurité

Formation et sensibilisation des utilisateurs

La formation est la mesure préventive la plus efficace. Un opérateur formé connaît les limites de charge, les procédures de montage, les vérifications à effectuer avant utilisation et les règles de déplacement. En France, aucune certification spécifique n’est légalement obligatoire pour utiliser un échafaudage roulant — mais l’employeur a l’obligation réglementaire de former son personnel à l’utilisation sécurisée des équipements de travail. Cette formation doit être renouvelée régulièrement et documentée.

La sensibilisation passe aussi par des causeries sécurité régulières sur le chantier. Afficher les consignes d’utilisation au pied de l’échafaudage, rappeler les règles lors des réunions de chantier hebdomadaires, désigner un référent sécurité échafaudage : ces actions simples réduisent significativement les comportements à risque. Retrouvez également nos conseils sur les erreurs à éviter avec les équipements de travail en hauteur pour compléter votre démarche de prévention.

Formation à l'utilisation sécurisée d'un échafaudage roulant

Inspection régulière de l’équipement

L’inspection est une obligation — pas une option. Avant chaque utilisation, un contrôle visuel rapide doit être réalisé. En cas d’utilisation intensive ou prolongée, une inspection complète hebdomadaire est recommandée. Pour les chantiers longue durée, une vérification mensuelle documentée par une personne compétente est la bonne pratique. Notre guide sur les vérifications essentielles avant d’utiliser un échafaudage roulant détaille chaque point de contrôle.

Voici les points d’inspection prioritaires à intégrer dans votre routine :


  • Cadres et montants — absence de déformation, de fissures ou de corrosion sur les tubes porteurs.

  • Verrous et goupilles de sécurité — tous présents, enclenchés et fonctionnels sur chaque niveau.

  • Plateaux de travail — pas de planches fissurées, de bords relevés ou de jours excessifs entre planches.

  • Roulettes et freins — rotation libre, absence de déformation du moyeu, freins actionnables et efficaces sur chaque roulette.

  • Stabilisateurs (outriggers) — pieds d’appui présents, non déformés, vérins de réglage fonctionnels.

  • Garde-corps et lisse intermédiaire — hauteur conforme, fixations solides, plinthe garde-pied en place.

  • Diagonales de contreventement — correctement positionnées et verrouillées selon les instructions du fabricant.

Utilisation des dispositifs de sécurité

Les dispositifs de sécurité sont des éléments constitutifs de l’échafaudage — pas des accessoires optionnels. Les garde-corps doivent être présents sur tous les côtés ouverts dès que la hauteur de plancher dépasse deux mètres. La plinthe garde-pied (hauteur minimale 15 cm) prévient la chute d’outils ou de matériaux sur les personnes en-dessous. Pour les travaux prolongés en hauteur, le port d’un harnais de sécurité avec point d’ancrage adapté constitue une protection complémentaire indispensable.

Les stabilisateurs latéraux (outriggers) sont obligatoires dès que le rapport hauteur/base dépasse 3:1 en intérieur ou 2,5:1 en extérieur selon la norme EN 1004. Ne jamais travailler sans eux au-delà de ces ratios — c’est la règle la plus fréquemment violée sur les chantiers, et l’une des plus dangereuses. Pour une vue d’ensemble des solutions d’échafaudage professionnel pour les chantiers en hauteur, consultez notre guide dédié.

Bonnes pratiques d’utilisation au quotidien

Les réflexes qui font la différence sur le terrain

Bonnes pratiques d'utilisation d'un échafaudage roulant

Montage et démontage sécurisés

Le montage doit toujours se faire depuis le bas vers le haut, en suivant rigoureusement la notice du fabricant. Chaque niveau doit être stabilisé avant de passer au suivant. Ne jamais surcharger un niveau pour gagner du temps : le poids doit être réparti uniformément sur le plancher de travail. Il est fortement déconseillé de monter seul un échafaudage de plus de deux niveaux — deux personnes permettent de sécuriser les cadres pendant l’assemblage et de réduire les risques de basculement prématuré. Découvrez toutes les étapes dans notre guide sur l’installation correcte d’un échafaudage roulant.

Le démontage est une phase tout aussi risquée que le montage, souvent négligée car les équipes sont pressées de libérer l’espace. Il doit se faire du haut vers le bas, avec les roulettes freinées. Les composants démontés doivent être descendus manuellement ou via un système de corde — ne jamais les lancer depuis le haut de l’échafaudage. Vérifiez qu’aucun outil ou matériau n’est resté sur les plateaux avant de démonter le niveau supérieur.

Déplacer l’échafaudage correctement

Le déplacement d’un échafaudage roulant est l’une des opérations les plus génératrices d’accidents. La règle d’or : aucun opérateur sur la structure pendant le déplacement. Même pour un déplacement de quelques mètres, l’opérateur descend, les roulettes sont déverrouillées, la tour est poussée doucement par la base (jamais depuis le sommet), puis les roulettes sont à nouveau freinées avant toute remontée. Pour réduire les risques liés à la manutention en hauteur, notre guide sur comment réduire les risques liés à la manutention en hauteur apporte des solutions complémentaires.

La direction de poussée doit être perpendiculaire à la largeur de la base — jamais dans l’axe étroit. Baliser la zone de déplacement pour éviter que des tiers ne se retrouvent sur le trajet. Sur sol irrégulier, ralentir et vérifier la stabilité à chaque pas. Consulter notre guide sur comment protéger les angles et murs lors des déplacements de l’échafaudage pour préserver aussi l’environnement de travail.

Utilisation des roulettes et stabilisateurs : les règles à respecter

Les roulettes d’un échafaudage roulant professionnel sont équipées de freins à double action (blocage en rotation et en pivotement). Tous les freins doivent être actionnés dès que l’échafaudage est en position de travail — sans exception. Une seule roulette non freinée sur un sol incliné suffit à provoquer un renversement. Les roulettes doivent être adaptées au type de sol : roulettes à bandage dur pour sols durs et lisses, roulettes à large section pour sols meubles ou irréguliers.

Les stabilisateurs latéraux (outriggers) doivent être déployés symétriquement, perpendiculairement à la base, et leurs pieds d’appui positionnés sur des surfaces planes et résistantes. Sur sol souple, utiliser des platines d’appui pour répartir la charge. La hauteur des vérins de réglage ne doit jamais dépasser les limites indiquées par le fabricant — généralement 30 à 40 cm maximum. Ajuster les quatre pieds pour que la tour soit parfaitement verticale avant toute montée sur la structure.

Bon à savoir

La hauteur maximale d’un échafaudage roulant est définie par le fabricant et certifiée selon la norme EN 1004. Elle dépend du modèle, de la largeur de base et de la présence ou non de stabilisateurs. En règle générale, la hauteur de plancher de travail ne doit pas dépasser 8 m en intérieur et 4 m en extérieur pour les modèles standard à simple largeur. Pour les échafaudages à double largeur avec stabilisateurs, ces limites peuvent être supérieures. Consultez toujours la plaque signalétique du fabricant.

Gestion de la charge et organisation du plancher de travail

La charge maximale admissible (CMA) par niveau de travail est définie par la norme EN 1004. Elle varie selon la classe de l’échafaudage : de 75 kg/m² (classe 1, matériel léger) à 450 kg/m² (classe 6, travaux lourds). Cette charge inclut les personnes, les outils et les matériaux. Ne pas confondre la CMA par niveau et la charge totale de la tour — une erreur fréquente qui peut conduire à un effondrement partiel. Les échafaudages roulants courants en aluminium sont généralement de classe 2 ou 3, soit 150 à 200 kg/m².

Organisez le plancher de travail pour garder les zones de circulation dégagées. Regroupez les outils dans une caisse ou un seau d’outils fixé à la structure. Ne jamais laisser de matériaux en équilibre sur le bord du plancher. Tout objet tombant depuis un échafaudage peut causer des blessures graves aux personnes travaillant en-dessous. Consultez nos conseils sur les 5 erreurs courantes à éviter lors de l’utilisation d’un échafaudage roulant pour ne rien oublier.

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Echafaudage roulant : trouvez le bon équipement

Normes de sécurité et conformité réglementaire

Ce que dit la réglementation, ce que vous devez appliquer

Normes légales en vigueur

En France et dans toute l’Union européenne, les échafaudages roulants sont soumis à la norme EN 1004. Cette norme européenne définit les exigences de conception, de fabrication, les classes de charge, les hauteurs maximales autorisées et les conditions d’utilisation. Un échafaudage conforme à EN 1004 doit obligatoirement porter le marquage CE. C’est le premier critère à vérifier lors de l’achat ou de la location d’un équipement. Pour approfondir ce sujet, notre guide sur la conformité et les normes de sécurité des échafaudages roulants est une référence complète.

En complément de la norme EN 1004, le Code du travail français impose aux employeurs de garantir la sécurité de leurs salariés lors des travaux en hauteur (articles R4323-58 à R4323-90). Cette obligation inclut la fourniture d’équipements conformes, la formation des utilisateurs et la mise en place de procédures de vérification. En cas d’accident, l’absence de documentation de conformité et de formation constitue une circonstance aggravante pour l’employeur.

Certification des échafaudages et marquage CE

Le marquage CE est la preuve que l’échafaudage a été conçu et testé conformément aux exigences essentielles de santé et de sécurité définies par les directives européennes applicables. Il doit être accompagné d’une déclaration de conformité du fabricant et d’une notice d’instructions en français. Ne jamais utiliser un équipement sans ces documents — et les conserver précieusement dans le dossier de chantier.

Certains fabricants font également certifier leurs échafaudages par des organismes tiers indépendants (TÜV, Bureau Veritas, etc.), ce qui apporte une garantie supplémentaire sur la qualité de fabrication. Ces certifications tierces sont particulièrement pertinentes pour les équipements destinés à un usage intensif en chantier. Pour orienter votre choix, consultez notre guide sur comment choisir le bon échafaudage roulant pour votre projet spécifique.

Vérifications obligatoires avant utilisation

La réglementation française distingue trois niveaux de vérification pour les équipements de travail temporaires en hauteur. La vérification de mise en service (à réception du matériel), la vérification avant chaque remontage (après démontage, transport ou incident), et la vérification périodique au moins annuelle par une personne compétente. Ces vérifications doivent être consignées dans un registre de sécurité. En cas de contrôle de l’inspection du travail, ce registre est le premier document demandé.

Type de vérification Fréquence Réalisée par Documentation requise
Vérification de mise en service À la réception du matériel Personne compétente désignée Rapport écrit + registre
Vérification avant remontage Après chaque transport / incident Chef de chantier ou référent sécurité Fiche de contrôle
Vérification avant utilisation quotidienne Chaque jour d’utilisation Utilisateur formé Contrôle visuel documenté
Vérification périodique Annuelle minimum Organisme compétent ou bureau de contrôle Rapport officiel signé

Pour les entreprises qui gèrent une flotte d’échafaudages roulants, la mise en place d’un plan d’entretien préventif structuré est indispensable. Notre guide sur l’entretien régulier pour prolonger la durée de vie de votre échafaudage roulant vous aidera à mettre en place ce programme.

Situations spécifiques à risque et conduite à tenir

Anticiper les scénarios critiques pour réagir au bon moment

Travaux en extérieur et conditions climatiques défavorables

Les travaux en extérieur exposent l’échafaudage à des contraintes que l’environnement intérieur n’implique pas. Le vent, la pluie et les variations de température affectent à la fois la structure et les conditions de travail de l’opérateur. La limite de vent généralement admise pour travailler sur un échafaudage roulant est fixée à force 5 sur l’échelle de Beaufort, soit environ 39 à 49 km/h. Au-delà, le travail en hauteur doit être interrompu sans discussion.

En cas de vent fort soudain pendant les travaux, la procédure est claire : descendre immédiatement de l’échafaudage, freiner toutes les roulettes, déployer les stabilisateurs et si possible baisser la hauteur de la tour. Si l’échafaudage ne peut pas être démonté immédiatement, l’ancrer temporairement à un élément fixe de la structure (mur, poteau) avec des dispositifs de fixation adaptés. Ne jamais laisser une tour haute non sécurisée face au vent, même pendant une courte pause.

Travaux sur sols instables ou en pente

Les échafaudages roulants sont conçus pour des surfaces horizontales et planes. Toute pente, même légère, modifie le centre de gravité de la tour et peut entraîner un renversement progressif. Sur un sol légèrement incliné, des cales doivent être placées sous les roulettes situées en point bas pour rétablir l’horizontalité. Les vérins de réglage des stabilisateurs permettent aussi de compenser une légère déclivité. Sur sol meuble (terre battue, gravier), des plaques de répartition sont obligatoires sous les roulettes et les pieds des stabilisateurs.

Pour les travaux sur des surfaces particulièrement délicates ou dans des environnements complexes, les avantages d’un échafaudage roulant en aluminium sont particulièrement notables : la légèreté du matériau facilite les ajustements de position et réduit les contraintes sur les sols fragiles. Consultez également notre guide sur les essentiels à connaître avant de démarrer vos travaux en hauteur pour préparer au mieux votre chantier.

Que faire en cas de défaillance ou d’incident ?

Si vous constatez une anomalie structurelle pendant l’utilisation — craquement inhabituel, déformation visible d’un tube, verrou qui se désengage spontanément — la procédure est immédiate : descendre calmement, ne pas paniquer, freiner les roulettes, mettre la zone en sécurité avec des balises et interdire l’accès à l’équipement jusqu’à inspection par une personne compétente. Ne jamais tenter de réparer une pièce endommagée avec des moyens de fortune (fils de fer, colliers de serrage, scotch). Une pièce endommagée doit être remplacée par une pièce d’origine.

En cas de chute d’un opérateur ou de renversement de la tour, déclencher immédiatement les secours (SAMU, pompiers) et sécuriser la zone. Ne pas déplacer une personne blessée sauf danger immédiat. Consigner les circonstances de l’accident dans le registre de sécurité et déclarer l’accident du travail dans les délais légaux. Une analyse des causes doit être réalisée pour identifier les défaillances et mettre en place des mesures correctives. Notre guide d’utilisation avancée pour maximiser l’efficacité de votre échafaudage roulant aborde également les pratiques de travail optimisées qui réduisent les risques d’incidents.

Qui peut utiliser un échafaudage roulant ?

Toute personne formée à l’utilisation sécurisée d’un échafaudage roulant peut théoriquement l’utiliser — il n’existe pas en France de permis ou de certification obligatoire spécifique à cet équipement, contrairement aux nacelles élévatrices. En revanche, l’employeur a l’obligation légale de s’assurer que chaque utilisateur a reçu une formation adaptée aux risques spécifiques de l’équipement, conformément au Code du travail. Les intérimaires, apprentis et nouveaux embauchés doivent systématiquement bénéficier d’une formation avant leur première utilisation.

Pour les chantiers soumis à un Plan de Prévention ou à un PPSPS (Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé), l’utilisation des échafaudages roulants doit être prévue et documentée dans ces plans. Les sous-traitants et prestataires extérieurs doivent se conformer aux mêmes exigences que les salariés de l’entreprise utilisatrice. Retrouvez toutes les ressources nécessaires dans notre guide complet sur l’échafaudage roulant pour une utilisation sûre et efficace, la référence centrale de notre cluster dédié à ce sujet.

À retenir

Un échafaudage roulant bien choisi est aussi une condition préalable à la sécurité. Un équipement sous-dimensionné ou inadapté au chantier génère mécaniquement des prises de risque. Avant tout chantier, consultez notre guide pour bien choisir son échafaudage roulant et notre guide pour optimiser votre temps de travail avec un échafaudage roulant bien configuré afin de partir sur des bases solides.

Outil interactif

Calculateur — echafaudage roulant

Calculateur Échafaudage Roulant

1. Charge maximale admissible


Entre 2 et 12 mètres

Charge max : 720 kg

Formule : 800 – (hauteur – 2) × 40 kg/m


Ouvriers + matériel + équipement

Taux d’utilisation : 55.6%

Vert <70% | Orange 70-85% | Rouge >85%

2. Stabilité et surface de contact



Surface de contact : 1.80 m²


Ratio H/L : 3.33Excellente ✓

Norme : <4 = Stable | 4-5 = Acceptable | >5 = Instable

3. Distance de freinage sécurisée


Généralement 5 km/h en zone de travail

Freinage sur sol horizontal : 0.49 m

Avec friction coefficient 0.4

⚠ Distance minimale requise : 0.49 m

Distance de sécurité avant obstacle ou personne

⚠ Rappel de sécurité :

  • Freins toujours engagés lors de l’arrêt
  • Plateforme bien dégagée de débris
  • Vérifier l’équilibre avant chaque déplacement
  • Port du casque obligatoire en permanence

Questions fréquentes sur la sécurité des échafaudages roulants

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez

01
Quelle hauteur maximale est autorisée sans équipement de protection collective sur un échafaudage roulant ?
Dès que le plancher de travail dépasse 2 mètres de hauteur, la réglementation française impose la mise en place de protections collectives : garde-corps, plinthes et lisse intermédiaire. En dessous de cette hauteur, certaines configurations légères restent tolérées, mais la prudence s’impose toujours. Sur un chantier professionnel, il est recommandé de traiter tout plancher surélevé comme un poste à risque de chute, quelle que soit la hauteur. Ne prenez pas de raccourcis : un garde-corps non installé est une faute grave en cas d’accident.

02
Peut-on déplacer un échafaudage roulant avec un opérateur dessus ?
Non. Le déplacement d’un échafaudage roulant avec un opérateur sur le plancher est formellement interdit par les normes de sécurité en vigueur, notamment la norme HD 1004. L’opérateur doit impérativement descendre avant tout déplacement, même sur une courte distance. Un sol légèrement irrégulier, un obstacle ou une accélération imprévue peuvent provoquer un basculement fatal. Cette règle est non négociable sur chantier.

03
Comment vérifier que le sol supporte le poids d’un échafaudage roulant chargé ?
Commencez par consulter la documentation technique du chantier pour connaître la résistance du sol ou du plancher porteur. Comparez cette valeur à la charge totale de votre échafaudage : poids propre de la structure + charge d’utilisation (opérateurs + matériel). Si vous travaillez sur un plancher intermédiaire (étage, dalle légère), faites appel à un bureau d’études ou au maître d’œuvre pour validation. Des plaques de répartition sous les roues permettent de distribuer la charge sur une surface plus grande en cas de sol fragile.

04
Faut-il une formation spécifique pour monter et utiliser un échafaudage roulant ?
Oui. La réglementation impose que le montage, le démontage et l’utilisation d’un échafaudage soient effectués par des personnes formées et compétentes. Pour les échafaudages roulants professionnels, une formation PRAP (Prévention des Risques liés à l’Activité Physique) ou une habilitation spécifique travaux en hauteur est fortement recommandée, voire exigée selon les conventions collectives du BTP. L’employeur est responsable de la compétence de ses opérateurs et doit pouvoir le justifier en cas de contrôle ou d’accident. Certains organismes de formation agréés proposent des modules courts d’une journée, adaptés aux équipes chantier.

05
À quelle fréquence faut-il inspecter un échafaudage roulant en cours de chantier ?
Une vérification visuelle rapide doit être effectuée chaque matin avant la première utilisation : état des roues et freins, solidité des assemblages, intégrité des garde-corps et du plancher. Une inspection complète et documentée est obligatoire après chaque remontage, après une intempérie, un choc accidentel ou toute modification de configuration. Sur les chantiers de longue durée, une inspection hebdomadaire formalisée est recommandée par les organismes de prévention comme l’INRS et l’OPPBTP. Conservez un registre écrit de chaque inspection : c’est votre meilleure protection en cas de litige ou de contrôle de l’inspection du travail.

06
Quelle est la différence entre la charge nominale et la charge d’utilisation d’un échafaudage roulant ?
La charge nominale est la capacité maximale théorique indiquée par le fabricant pour la structure complète. La charge d’utilisation, elle, représente ce que vous pouvez réellement mettre sur le plancher de travail : opérateurs, outillage, matériaux. En pratique, la charge d’utilisation est toujours inférieure à la charge nominale, car il faut tenir compte du poids propre de la structure et appliquer un coefficient de sécurité. Ne confondez pas les deux : dépasser la charge d’utilisation est une faute technique grave qui peut entraîner l’effondrement de la structure même si la charge nominale n’est pas atteinte.

07
Comment sécuriser un échafaudage roulant utilisé à l’extérieur par temps de vent ?
À l’extérieur, le vent est un facteur de risque majeur souvent sous-estimé. Les fabricants définissent une vitesse de vent maximale d’utilisation dans leur documentation technique — respectez-la scrupuleusement. Par vent fort (généralement au-delà de 45 km/h selon les modèles), cessez tout travail et descendez de la structure. Si l’échafaudage doit rester monté, ancrez-le à la façade ou à un point fixe, retirez tout matériau ou bâche susceptible de prendre le vent, et bloquez toutes les roues. Ne laissez jamais un échafaudage non ancré exposé à la tempête.

08
Un échafaudage roulant loué est-il soumis aux mêmes obligations de contrôle qu’un échafaudage acheté ?
Oui, sans exception. Dès lors que vous utilisez un équipement sur votre chantier, vous en êtes l’utilisateur responsable — qu’il soit loué ou acheté. Avant toute première utilisation d’un échafaudage loué, inspectez-le méticuleusement : état des tubes, des assemblages, des roues, des garde-corps et du plancher. Exigez du loueur la documentation technique et les éventuels rapports de vérification périodique. Si un élément vous semble douteux, refusez l’équipement ou demandez son remplacement. Votre responsabilité pénale et civile est engagée en cas d’accident, indépendamment du statut de propriété du matériel.

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