Installation parfaite : étapes pour sécuriser votre bac de rétention

Installation parfaite : étapes pour sécuriser votre bac de rétention

 

Un bac de rétention mal installé, c’est une fuite non contenue, une inspection manquée, voire une mise en demeure. Pourtant, l’installation de cet équipement suit une logique claire, à condition de respecter chaque étape dans l’ordre. Ce guide vous détaille, pas à pas, comment préparer le terrain, poser le bac, sécuriser l’ensemble et assurer le suivi dans le temps. Que vous stockiez des hydrocarbures, des acides ou des produits chimiques, les principes restent les mêmes. L’objectif : une installation conforme, étanche et opérationnelle dès le premier jour — sans mauvaise surprise lors du prochain contrôle réglementaire.

Pourquoi l’installation d’un bac de rétention conditionne tout

L’importance d’une installation correcte dès le départ

Un bac de rétention est un équipement de sécurité avant d’être un simple contenant. Sa fonction première : confiner les déversements accidentels de liquides dangereux — hydrocarbures, acides, bases, solvants — pour éviter toute pollution des sols et des eaux souterraines. Mais cette fonction n’est garantie que si le bac est posé au bon endroit, dans les bonnes conditions, avec les bons accessoires. Une installation bâclée annule toutes les propriétés de l’équipement, même si le bac lui-même est de haute qualité.

La réglementation française est claire : selon l’arrêté du 4 août 2014 et le code de l’environnement, tout stockage de liquides dangereux doit être associé à un dispositif de rétention dimensionné correctement. L’installation incorrecte expose l’entreprise à des sanctions administratives, voire pénales. Pour comprendre l’ensemble du cadre légal applicable, consultez notre guide sur la réglementation des bacs de rétention. Ce n’est pas une option : c’est une obligation opérationnelle.

Risques concrets d’une installation incorrecte

Les dangers que vous prenez sans le savoir

Une installation défaillante génère plusieurs types de risques. Le premier est environnemental : un sol non imperméabilisé sous le bac peut laisser filtrer les polluants vers la nappe phréatique. Le second est sécuritaire : un bac mal calé ou posé sur un sol inégal peut se déverser lors d’un choc de chariot élévateur. Le troisième est juridique : l’inspection des installations classées (ICPE) vérifie non seulement la présence du bac, mais aussi les conditions de son installation.

Dans les environnements à risque d’explosion, une installation non conforme ATEX peut déclencher des accidents graves. Le stockage d’hydrocarbures est particulièrement encadré — retrouvez les contraintes spécifiques dans notre article sur le stockage d’hydrocarbures en norme ATEX. Une installation correcte protège à la fois les personnes, les équipements et l’environnement.

Aperçu des étapes clés avant de commencer

L’installation d’un bac de rétention se décompose en quatre grandes phases : préparation du site, pose du bac, sécurisation et tests, puis entretien régulier. Chaque phase est conditionnée par la précédente. On ne pose pas un bac sur un sol non nivelé, on ne teste pas l’étanchéité avant d’avoir posé les joints, et on ne met pas en service sans avoir vérifié la capacité réelle de rétention. Cette logique séquentielle est la garantie d’un résultat fiable.

Avant même de choisir votre bac, assurez-vous d’avoir consulté le guide comment choisir le bac de rétention adapté à vos besoins industriels ? — un mauvais choix de matériau ou de capacité rendra l’installation inutile. Le dimensionnement est la base de tout.

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Bac de rétention

Préparation avant l’installation : l’étape que tout le monde néglige

Choisir l’emplacement idéal

Facteurs à considérer impérativement

L’emplacement du bac n’est pas anodin. Il doit être choisi en fonction de plusieurs critères simultanément : proximité des cuves à stocker, accessibilité pour la manutention et le contrôle, éloignement des réseaux d’eaux pluviales ou usées, et résistance du sol à la charge totale (bac + contenu + manutention). En zone ICPE, des contraintes supplémentaires s’appliquent — notamment les distances minimales par rapport aux limites de propriété et aux bâtiments occupés.

Prenez également en compte l’accès des engins de manutention. Un bac posé dans un coin difficilement accessible sera mal contrôlé, mal vidé, et donc potentiellement dangereux. La règle : le bac doit être visible, accessible à 360° si possible, et éloigné de toute bouche d’égout ou regard de drainage non contrôlé. Pensez aussi à prévoir de la place pour le marquage au sol autour de la zone de rétention — c’est une bonne pratique de sécurité réglementairement appréciée.

Installation parfaite : étapes pour sécuriser votre bac de rétention

Évaluation du sol et des matériaux

Le sol est le premier élément à analyser. Il doit être plan, dur et imperméabilisé si le bac est posé à l’intérieur. Pour une installation extérieure, le sol doit être bétonné ou recouvert d’un revêtement résistant aux produits stockés. Un sol en terre battue ou en gravier est incompatible avec l’installation d’un bac de rétention — en cas de fuite, les liquides pénètrent immédiatement dans le sous-sol. Vérifiez également la capacité portante : un bac rempli de liquide dense peut peser plusieurs tonnes.

La compatibilité chimique entre le sol (ou son revêtement) et les produits stockés est aussi à vérifier. Un sol en béton ordinaire peut être attaqué par des acides concentrés. Dans ce cas, une résine époxy ou un revêtement spécifique s’impose avant pose du bac. Pour les cas d’usage avec des cuves GNR, l’article sur la cuve GNR fixe ou mobile détaille les contraintes de sol et d’implantation à respecter.

Outils et équipements nécessaires avant la pose

L’installation d’un bac de rétention nécessite des outils adaptés et des équipements de protection individuelle appropriés. Ne sous-estimez pas cette phase logistique : arriver sur le chantier sans le bon matériel entraîne des retards et des risques inutiles.

✔ Équipements et outils indispensables

  • Niveau à bulle et règle longue : pour vérifier la planéité du sol avant et après la pose
  • Cales antidérapantes ou plots de nivellement : pour corriger les inégalités de sol jusqu’à ±5 mm
  • Chariot élévateur ou transpalette : adapté à la charge du bac (attention au poids à vide + poids prévu des cuves)
  • Clés dynamométriques : pour le serrage des boulons d’assemblage aux couples préconisés par le fabricant
  • Joint d’étanchéité compatible : fourni par le fabricant ou sélectionné selon le produit stocké (EPDM, NBR, Viton)
  • EPI complets : gants résistants aux produits chimiques, lunettes de protection, chaussures de sécurité — consultez le guide des équipements de protection individuelle adaptés
  • Silicone ou mastic de colmatage : pour les assemblages modulaires multi-éléments
  • Détecteur de fuite : optionnel mais recommandé pour les zones à risque élevé

Préparez également la documentation : fiche technique du bac, plan d’implantation, registre de sécurité du site et, si applicable, dossier ICPE. Ces documents doivent être disponibles sur site pendant et après l’installation. Un installateur professionnel demandera systématiquement à les consulter avant de commencer.

Installation étape par étape : méthode terrain

Installation parfaite : étapes pour sécuriser votre bac de rétention

Étape 1 — Préparation et mise en place de la base

Commencez par nettoyer et dépoussiérer la zone d’implantation. Vérifiez avec un niveau que le sol ne présente pas de dévers supérieur à 5 mm sur 2 mètres. Si c’est le cas, mettez en place des cales ou des plots de mise à niveau avant toute chose. Un bac posé sur un sol incliné ne retient pas les liquides uniformément — et la capacité réelle de rétention s’en trouve réduite de manière significative, parfois jusqu’à 30 % dans les cas extrêmes.

Pour les bacs modulaires à assembler sur site, commencez par le fond. Posez les panneaux de fond, puis installez les joints d’étanchéité périmétrique avant toute autre opération. Ces joints ne doivent pas être étirés ni coupés — ils sont dimensionnés exactement pour le modèle. Un joint sous-dimensionné ou mal positionné crée systématiquement une fuite différée, parfois invisible lors du test initial mais qui apparaît sous charge réelle.

Étape 2 — Assemblage et mise en place des composants de sécurité

Systèmes de contention : grilles, caillebotis et séparateurs

Une fois la cuve principale posée et nivelée, installez les grilles ou caillebotis de maintien. Ces éléments servent à surélever les contenants (fûts, bidons, IBC) au-dessus du fond du bac, permettant ainsi aux liquides de s’écouler librement vers la zone de rétention sans être retenus sous les récipients eux-mêmes. La grille doit couvrir l’intégralité du fond et ne pas reposer directement sur les parois latérales — un jeu de quelques millimètres est nécessaire pour garantir la libre circulation des liquides.

Pour les bacs destinés à plusieurs récipients de produits différents incompatibles chimiquement, installez des séparateurs internes. Ces cloisons permettent de créer des compartiments distincts au sein d’un même bac. Vérifiez que chaque compartiment dispose d’une capacité de rétention suffisante pour le récipient qu’il accueille. La règle des 110 % s’applique compartiment par compartiment si les produits ne sont pas compatibles entre eux.

La règle de dimensionnement à appliquer est la suivante : la capacité de rétention doit être égale à 110 % du volume du plus grand récipient stocké, ou à 100 % du volume total si plusieurs récipients contiennent des produits susceptibles de se mélanger dangereusement. Cette règle est définie par l’arrêté ministériel du 4 août 2014 et s’applique à toutes les installations industrielles soumises à déclaration ou autorisation. Pour aller plus loin sur le guide de sélection avant installation, consultez bien choisir son bac de rétention.

Étape 3 — Vérification des connexions, joints et robinets

Avant de placer quoi que ce soit dans le bac, effectuez une inspection complète de tous les points d’assemblage. Vérifiez chaque joint, chaque vis, chaque raccord. Pour les bacs équipés d’un robinet d’isolement ou de vidange, testez son fonctionnement à vide : il doit s’ouvrir et se fermer sans forcer, avec une étanchéité parfaite en position fermée. Un robinet de vidange défaillant est l’une des causes les plus courantes de non-conformité lors des inspections.

Pour les bacs raccordés à un réseau de drainage, assurez-vous que le raccordement est muni d’une vanne d’arrêt et que celle-ci est normalement fermée — elle ne s’ouvre que lors des opérations de vidange volontaire. Un drain toujours ouvert transforme le bac en simple caniveau et annule toute capacité de rétention. Le système de drainage associé doit être dimensionné et coordonné avec le bac lors de l’installation.

🔶 À retenir

La règle des 110 % est non négociable. Calculez toujours la capacité de rétention nécessaire AVANT de choisir le modèle. Pour plusieurs récipients de produits différents incompatibles : la capacité minimale est égale à 100 % du volume total. Pour un seul récipient ou plusieurs récipients de produits compatibles : 110 % du volume du plus grand. En cas de doute, optez toujours pour la capacité supérieure.

Configuration de stockage Règle de capacité Exemple concret
1 récipient unique 110 % du volume Cuve 1000 L → bac ≥ 1100 L
Plusieurs récipients, produits compatibles 110 % du plus grand 3 × 500 L huile → bac ≥ 550 L
Plusieurs récipients, produits incompatibles 100 % du volume total 500 L acide + 300 L base → bac ≥ 800 L
Stockage en zone ICPE classée Arrêté préfectoral spécifique Vérifier le dossier d’autorisation

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Bac de rétention : trouvez le bon équipement

Sécurisation et étanchéité : les vérifications critiques

Assurer l’étanchéité complète du bac

L’étanchéité d’un bac de rétention ne se teste pas à sec. Elle se vérifie en remplissant le bac d’eau claire pendant au moins 24 heures. Observez l’ensemble des joints, angles, raccords et points de passage pendant toute cette période. Une perte d’eau, même minime, signale un défaut d’étanchéité à corriger avant toute mise en service avec les produits réels. Ne jamais sauter cette étape — elle est votre seule garantie avant d’exposer le bac aux produits stockés.

Pour les bacs en polyéthylène (PE), les risques de fissure ou de défaut de moulage sont rares mais existent. Pour les bacs métalliques, les soudures sont les points les plus sensibles — vérifiez-les visuellement et testez-les sous pression d’eau. Pour les bacs en béton ou en composite, vérifiez l’absence de porosité sur les parois intérieures. Un revêtement époxy intérieur peut être nécessaire dans les cas de produits agressifs.

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Tests de sécurité post-installation

Protocole de test à suivre impérativement

Le test d’étanchéité est la première vérification à réaliser. Mais ce n’est pas la seule. Il faut également tester la résistance structurelle du bac sous charge simulée : placez des charges représentatives du stockage réel (palette + fûts lestés ou IBC vide) et vérifiez l’absence de déformation excessive du fond ou des parois. Une déformation visible signale une résistance structurelle insuffisante ou un problème de sol support.

Testez ensuite tous les accessoires fonctionnels : robinet de vidange (ouverture/fermeture 3 cycles), grilles et caillebotis (résistance à la charge statique), détecteur de niveau si installé (simulation de montée de liquide), et alarme le cas échéant. Chaque test doit être consigné dans le registre de sécurité du site avec la date, le nom de l’opérateur et le résultat. Ce document sera votre justificatif en cas de contrôle réglementaire.

✔ Checklist de tests post-installation

  • Test d’étanchéité eau : remplissage à eau claire pendant 24 h minimum, inspection visuelle toutes les 4 h
  • Test de planéité sous charge : vérification avec niveau après mise en place des charges réelles
  • Test du robinet de vidange : 3 cycles ouverture/fermeture, vérification de l’absence de suintement en position fermée
  • Test de la grille/caillebotis : mise en charge statique à la valeur nominale, inspection des appuis et de la déformation
  • Test des systèmes d’alarme : simulation de déclenchement, vérification de la réception de l’alerte
  • Vérification documentaire : fiche technique, certificat de conformité, registre de sécurité complété
  • Marquage et signalisation : étiquetage des produits stockés, signalétique de danger, plan d’évacuation si requis

Intégration des systèmes d’alerte et de surveillance

Pour les installations critiques ou soumises à surveillance renforcée, l’ajout d’un système d’alarme de niveau est vivement recommandé. Ces dispositifs signalent toute accumulation anormale de liquide dans le bac — signe qu’une fuite est en cours sur un récipient stocké. Les sondes de niveau flottantes ou les capteurs électroniques à seuil sont les solutions les plus répandues en milieu industriel. Ils doivent être compatibles avec les produits stockés (corrosion, explosion) et raccordés à un système d’alerte audible ou visuel en zone de travail.

En zone ATEX, les systèmes d’alerte doivent impérativement être certifiés pour l’atmosphère explosive concernée. Aucun compromis n’est possible sur ce point. Consultez les spécifications techniques de votre bac et rapprochez-vous d’un bureau de contrôle agréé pour valider le choix du système d’alarme. Pour les équipements complémentaires permettant une conformité complète de votre installation anti-pollution, retrouvez notre sélection de produits indispensables pour la rétention des polluants.

Entretien post-installation : maintenir la conformité dans la durée

Fréquence et types d’entretien à planifier

Un bac de rétention correctement installé n’est pas un équipement qu’on oublie dans un coin. Il nécessite un entretien régulier pour conserver ses propriétés de rétention et rester conforme aux exigences réglementaires. Les opérations d’entretien se déclinent en trois niveaux : inspection visuelle hebdomadaire, nettoyage mensuel approfondi, et contrôle technique annuel complet. Ces fréquences peuvent être ajustées selon l’intensité d’utilisation et la nature des produits stockés.

L’inspection visuelle hebdomadaire consiste à vérifier l’absence de liquide accumulé au fond du bac, l’intégrité des joints visibles, l’état des parois et du fond, et le bon positionnement des grilles et caillebotis. Elle prend moins de 5 minutes par bac et peut être déléguée à n’importe quel opérateur formé. Consignez chaque inspection dans le registre de sécurité — c’est ce document qui prouve votre diligence en cas de contrôle.

Comment vider et nettoyer un bac de rétention

La vidange d’un bac de rétention est une opération réglementée. Le liquide récupéré ne peut pas être déversé dans un réseau d’eaux pluviales ou usées sans traitement préalable. Si le liquide est propre (eau de pluie sans contamination), il peut être évacué vers le réseau après vérification visuelle et analytique si nécessaire. Si le liquide est contaminé (traces d’huile, d’hydrocarbures ou de produits chimiques), il doit être collecté par un prestataire agréé pour traitement ou élimination en filière adaptée.

Pour vider le bac, utilisez une pompe de relevage compatible avec le liquide présent. N’utilisez jamais une pompe standard pour des solvants ou des acides — les matériaux internes (joints, rotor) ne sont pas conçus pour résister à ces produits. Après la vidange, nettoyez les parois intérieures avec un produit compatible, rincez abondamment et laissez sécher avant de remettre en service. Vérifiez que le robinet de vidange est bien refermé avant tout retour en service.

📋 Planning d’entretien recommandé

  • Hebdomadaire : inspection visuelle — absence de liquide, intégrité des joints, état général
  • Mensuel : nettoyage du fond et des parois, vérification du robinet de vidange, contrôle des grilles
  • Trimestriel : test fonctionnel complet des accessoires, vérification de la compatibilité chimique des matériaux
  • Annuel : contrôle technique approfondi, test d’étanchéité renouvelé, mise à jour du registre de sécurité
  • Après tout incident : inspection immédiate, consignation dans le registre, vérification de l’absence de dommage structurel

Signes de problèmes potentiels à détecter tôt

Certains signes doivent vous alerter immédiatement. Un bac qui présente des fissures visibles, même superficielles, doit être mis hors service et remplacé ou réparé par le fabricant. Des déformations du fond ou des parois signalent une surcharge ou une dégradation chimique des matériaux. Des dépôts anormaux sur les parois intérieures peuvent indiquer une réaction chimique entre le produit stocké et le matériau du bac — situation dangereuse à traiter en urgence.

Les joints sont les éléments les plus fragiles dans le temps. Un joint qui durcit, se fissure ou présente un décollement doit être remplacé sans délai. Ne tentez pas de le colmater avec du mastic ou du ruban adhésif — ce n’est pas une solution pérenne et vous exposez à une non-conformité. Commandez toujours les joints de remplacement auprès du fabricant du bac, en spécifiant le modèle exact et les produits stockés pour garantir la compatibilité chimique.

Mise à jour des équipements et maintien de la conformité

Les réglementations évoluent. Ce qui était conforme il y a 5 ans peut ne plus l’être aujourd’hui. Restez informé des modifications réglementaires applicables à votre secteur d’activité. En cas de changement de produits stockés (nature ou volume), réévaluez systématiquement la capacité de rétention et la compatibilité chimique du bac. Un changement de produit sans réévaluation du dispositif de rétention est une erreur fréquente — et sanctionnée lors des contrôles.

Pour une vision complète de toutes les étapes — du choix à l’utilisation quotidienne — référez-vous au guide ultime du bac de rétention : maîtriser installation, utilisation et conformité. Ce guide pilier centralise l’ensemble des informations nécessaires pour gérer votre dispositif de rétention dans la durée, de la sélection initiale à la maintenance avancée.

Questions fréquentes

Outil interactif

Calculateur — bac de rétention

Calculateur : Bac de Rétention

Dimensionnez correctement votre système de rétention selon les normes environnementales.

Entre 100 et 50000 L
Entre 1 et 10 réservoirs

Résultats du Dimensionnement

Capacité requise (33,33%)

333.30 L

Côté cube équivalent

10.0 cm

Nombre de bacs nécessaires

1 bac(s)

Volume Total Multiréservoir

Volume total stocké

1000 L

Capacité totale rétention

333.30 L

📋 Norme de référence

La capacité de rétention doit être au minimum 33,33% du volume total des réservoirs stockés (norme ICPE en France). Exemple : pour 1000 L, prévoir 333,30 L de rétention.

FAQ — Bac de rétention : vos questions, nos réponses

01 Quelle capacité de rétention dois-je prévoir pour mes produits chimiques ?
La règle de base impose une capacité minimale égale à 100 % du volume du plus grand contenant stocké, ou 50 % du volume total de l’ensemble des contenants présents dans la zone. On retient toujours le calcul qui donne la valeur la plus élevée. Concrètement, si vous stockez 4 fûts de 200 litres, votre bac doit pouvoir contenir au minimum 400 litres (50 % de 800 L). En cas de doute, il est préférable de surdimensionner légèrement : un bac trop petit engage votre responsabilité lors d’un contrôle ICPE ou d’un incident.
02 Mon bac de rétention doit-il être obligatoirement couvert ou peut-il rester ouvert ?
Un bac ouvert est autorisé en intérieur dans la majorité des cas, à condition qu’il ne soit pas exposé aux intempéries. En extérieur, la couverture devient fortement recommandée — voire obligatoire selon l’arrêté d’exploitation — pour éviter que les eaux de pluie ne remplissent le bac et réduisent sa capacité utile effective. Un bac couvert présente aussi l’avantage de limiter l’évaporation des produits volatils et de réduire les risques d’incendie. Vérifiez toujours les prescriptions spécifiques de votre arrêté préfectoral si vous exploitez une installation classée (ICPE).
03 Quelle est la différence entre un bac de rétention en polyéthylène et un bac en acier galvanisé ?
Le polyéthylène (PE) résiste naturellement à la corrosion et à la grande majorité des acides, bases et hydrocarbures. Il est léger, facile à déplacer et ne nécessite pas de traitement de surface. L’acier galvanisé est nettement plus robuste mécaniquement : il supporte des charges lourdes (palettes, fûts empilés, chariots élévateurs) et s’adapte aux environnements industriels exigeants. En revanche, l’acier peut être attaqué par certains acides concentrés et demande une vérification régulière de l’état de la galvanisation. Le choix dépend donc du type de produit stocké et des contraintes de charge sur site.
04 Puis-je utiliser un seul bac de rétention pour stocker des produits de nature différente (huile + solvant, acide + base) ?
Non, c’est une erreur fréquente et potentiellement dangereuse. Le mélange de certains produits incompatibles — comme un acide et une base, ou un oxydant et un solvant — peut provoquer une réaction chimique violente (dégagement de chaleur, gaz toxiques, projection). La réglementation impose de séparer les produits incompatibles dans des bacs distincts et des zones de stockage clairement identifiées. Consultez les fiches de données de sécurité (FDS) de chaque produit pour identifier les incompatibilités avant d’organiser votre stockage.
05 À quelle fréquence dois-je vider et nettoyer mon bac de rétention ?
Il n’existe pas de fréquence réglementaire universelle imposée, mais la règle pratique est claire : un bac de rétention doit toujours disposer de sa capacité utile totale. Dès qu’un liquide s’y accumule — qu’il s’agisse d’une fuite, d’un déversement accidentel ou d’eau de pluie — il doit être vidé dans les plus brefs délais. En pratique, une inspection visuelle hebdomadaire est recommandée, accompagnée d’un nettoyage complet au moins une fois par an. Le contenu récupéré doit être traité comme un déchet dangereux et éliminé par un prestataire agréé.
06 Un bac de rétention est-il obligatoire pour stocker des huiles de coupe ou des lubrifiants sur un chantier ?
Oui. Les huiles minérales, lubrifiants et huiles de coupe sont classés comme liquides dangereux pour l’environnement aquatique. Dès lors que le volume stocké dépasse certains seuils (généralement à partir de 250 litres pour les huiles), un dispositif de rétention conforme est obligatoire, même sur un chantier temporaire. Les contrôles environnementaux s’appliquent aussi bien aux installations fixes qu’aux sites de chantier. En cas de déversement non contenu dans le sol, vous êtes exposé à des sanctions administratives et à la prise en charge des coûts de dépollution.
07 Comment choisir entre un bac de rétention modulaire et un bac monobloc ?
Le bac monobloc est la solution la plus robuste et la plus étanche : pas de joint, pas d’assemblage, risque zéro de fuite au niveau des raccords. Il est idéal pour les stockages permanents où l’accès n’est pas contraint. Le bac modulaire, composé de panneaux assemblés sur site, présente un avantage majeur : il peut être installé dans des espaces difficiles d’accès (couloirs étroits, locaux existants, mezzanines) sans démontage de cloisons. En contrepartie, ses joints doivent être vérifiés régulièrement et remplacés dès le moindre signe d’usure pour garantir l’étanchéité. Choisissez le monobloc pour la permanence, le modulaire pour la flexibilité d’installation.
08 Que risque-t-on concrètement en cas d’absence ou de non-conformité d’un bac de rétention lors d’un contrôle ?
Les sanctions sont à la fois administratives et pénales. Sur le plan administratif, l’inspection des installations classées (DREAL) peut imposer une mise en demeure avec délai de mise en conformité, une astreinte journalière, voire la suspension de l’activité en cas de danger immédiat. Sur le plan pénal, le responsable d’exploitation s’expose à des amendes pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros et, dans les cas les plus graves impliquant une pollution avérée, à des peines d’emprisonnement. À cela s’ajoutent les coûts de dépollution du sol ou des nappes phréatiques, qui peuvent être considérables et engager la responsabilité civile de l’entreprise sur plusieurs années.
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