
Un compresseur à vis est un investissement lourd pour votre atelier ou votre chantier. Sa durée de vie dépend directement de la qualité de votre entretien préventif. Un programme de maintenance bien structuré permet d’éviter les pannes coûteuses, de maintenir le rendement optimal de la machine et de garantir la sécurité des opérateurs. Pourtant, beaucoup de professionnels négligent ces opérations par manque de temps ou de méthode. Ce guide vous donne toutes les clés pour mettre en place un plan d’entretien préventif efficace, de la vérification quotidienne au suivi annuel. Vous apprendrez à identifier les signes d’alerte précoces, à choisir les bons lubrifiants et à respecter les intervalles de maintenance recommandés par les fabricants.
Introduction à l’entretien préventif des compresseurs à vis
Pourquoi l’entretien préventif est-il crucial ?
L’entretien préventif d’un compresseur à vis n’est pas une option — c’est une nécessité opérationnelle. Contrairement à d’autres équipements industriels, le compresseur à vis fonctionne en continu sur de longues plages horaires, exposant ses composants internes à des contraintes thermiques, mécaniques et chimiques intenses. Un programme de maintenance régulier permet de détecter les dérives avant qu’elles ne se transforment en pannes bloquantes. Sur un chantier BTP ou en atelier de production, un arrêt non planifié peut paralyser l’activité entière et générer des coûts de réparation bien supérieurs à ceux d’un entretien préventif systématique.
La durée de vie d’un compresseur à vis bien entretenu dépasse largement celle d’une machine négligée. Les fabricants annoncent généralement une durée de vie de 80 000 à 100 000 heures pour les éléments tournants principaux lorsque les intervalles de maintenance sont respectés. En pratique, les techniciens terrain constatent que les machines mal entretenues atteignent la panne majeure bien avant les 20 000 heures. L’entretien préventif, c’est donc aussi une stratégie économique qui protège votre investissement sur le long terme.
Conséquences d’un mauvais entretien
Négliger l’entretien préventif d’un compresseur à vis entraîne une cascade de problèmes. La dégradation du lubrifiant provoque une usure accélérée des rotors et des roulements. Un filtre à air colmaté augmente la charge du moteur, entraîne une surchauffe et réduit le débit d’air effectif. Les joints défectueux génèrent des fuites d’air comprimé qui font chuter le rendement global de l’installation. Chacun de ces problèmes, pris isolément, est gérable. Combinés, ils conduisent à une défaillance catastrophique du groupe de compression.
Sur le plan financier, une panne majeure sur un compresseur à vis se chiffre souvent en milliers d’euros de pièces et de main-d’œuvre, sans compter la perte de production. Le remplacement d’un élément vis-rotors représente à lui seul une dépense considérable. En revanche, un programme d’entretien préventif bien calibré représente un coût maîtrisé et prévisible. Pour tout professionnel utilisant un compresseur à vis au quotidien, la question n’est donc pas de savoir si l’on doit entretenir la machine, mais comment le faire efficacement.
Bon à savoir
Un compresseur à vis correctement entretenu peut dépasser les 80 000 heures de fonctionnement avant toute intervention majeure sur l’élément compresseur. Les fabricants conditionnent souvent la validité de leur garantie au respect strict des intervalles de maintenance inscrits dans le carnet d’entretien. Conservez toujours vos bons d’intervention comme preuve.
Nos produits
Compresseurs rotatifs à vis
Comprendre le fonctionnement de votre compresseur à vis
Composants clés du compresseur à vis
Pour entretenir efficacement un compresseur à vis, il faut d’abord comprendre son architecture interne. Le cœur de la machine est l’élément compresseur, constitué de deux rotors hélicoïdaux (mâle et femelle) qui tournent en sens inverse et emprisonnent progressivement l’air pour le comprimer. Ces rotors baignent dans un film d’huile qui assure à la fois la lubrification, l’étanchéité et le refroidissement de la compression. L’huile est ensuite séparée de l’air comprimé dans le séparateur huile-air, puis refroidie et filtrée avant d’être réinjectée dans le circuit.
Les autres composants critiques sont le filtre à air d’admission, le refroidisseur intermédiaire, le séparateur d’huile, la vanne de régulation de pression et le circuit de commande électronique. Chacun de ces éléments a sa propre fréquence d’entretien. Une bonne connaissance de l’architecture de votre machine vous permet de prioriser les interventions et de ne jamais manquer un point critique. Pour approfondir vos connaissances sur le fonctionnement global de ces machines, consultez notre guide maîtriser le compresseur à vis : guide technique pour une efficacité optimale.

Cycle de fonctionnement typique
Le cycle de fonctionnement d’un compresseur à vis se déroule en trois phases : l’admission de l’air filtré, la compression progressive par les rotors hélicoïdaux avec injection d’huile, et la séparation huile-air en sortie. Ce processus est continu, sans les chocs et les à-coups caractéristiques des compresseurs alternatifs à pistons. C’est précisément cette continuité de fonctionnement qui explique les avantages du compresseur à vis : niveau sonore plus faible, débit stable, meilleure longévité des composants. Mais cette continuité signifie aussi que toute dégradation du lubrifiant ou des filtres se répercute immédiatement sur la qualité de l’air produit et sur l’usure des rotors.
Les compresseurs à vis modernes sont équipés d’un système de contrôle électronique qui surveille en permanence la température de refoulement, la pression différentielle des filtres et les paramètres de fonctionnement du moteur. Ces données sont précieuses pour planifier les interventions de maintenance. Un tableau de bord qui affiche une pression différentielle élevée sur le filtre à huile est un signal d’alerte qui ne doit jamais être ignoré. Comprendre ce que vous dit votre machine est la première étape d’un entretien préventif efficace.
| Composant | Rôle dans le cycle | Impact si défaillant | Fréquence de contrôle |
|---|---|---|---|
| Filtre à air admission | Protège les rotors des impuretés | Usure prématurée des rotors, perte de débit | Journalière (visuelle) / 500 h (remplacement) |
| Lubrifiant | Lubrification, étanchéité, refroidissement | Surchauffe, grippage des rotors | Journalière (niveau) / 2000–4000 h (vidange) |
| Séparateur huile-air | Sépare l’huile de l’air comprimé | Huile dans le réseau, perte de pression | 2000–4000 h (remplacement) |
| Refroidisseur | Abaisse la température de refoulement | Surchauffe, arrêt thermique de sécurité | Mensuelle (nettoyage) |
| Courroies de transmission | Transmettent la puissance moteur aux rotors | Glissement, perte de débit, casse | Mensuelle (tension et usure) |
Étapes essentielles de l’entretien préventif

Vérification quotidienne
Inspection visuelle
Chaque matin, avant le démarrage, effectuez un tour rapide de votre compresseur à vis. Vérifiez l’absence de flaques d’huile sous la machine — une fuite extérieure est toujours le signe d’un joint ou d’un raccord défaillant. Observez l’état général des flexibles, des conduites et des connexions électriques. Assurez-vous que le capot de protection est bien fermé et que la zone d’air de la machine est libre de tout obstacle susceptible de gêner la ventilation. Cette inspection de 5 minutes peut vous éviter des semaines d’immobilisation.
Contrôle des niveaux d’huile
Le niveau d’huile doit être vérifié chaque jour, toujours à froid ou après un court temps d’arrêt qui permet à l’huile de redescendre dans le carter. Le niveau doit se situer entre les repères MIN et MAX de la jauge ou du hublot. Une consommation d’huile anormalement élevée (plus de 3 à 5 mg/m³ dans l’air comprimé) indique un problème de séparateur ou de joints à surveiller. N’utilisez jamais une huile différente de celle préconisée par le fabricant, car les huiles synthétiques pour compresseurs à vis sont formulées spécifiquement pour résister aux températures de compression élevées.
Maintenance hebdomadaire
Nettoyage des filtres
Le filtre à air d’admission est le premier rempart contre la contamination des rotors. Dans un environnement poussiéreux (chantier BTP, carrière, menuiserie), ce filtre se colmate rapidement. Une fois par semaine, procédez à un nettoyage par soufflage de l’extérieur vers l’intérieur, sans jamais dépasser une pression de 3 bars pour ne pas déchirer la cartouche filtrante. Notez que le soufflage n’est qu’un palliatif — la cartouche doit être remplacée selon les préconisations du fabricant, généralement toutes les 500 à 1000 heures selon l’encrassement. Le filtre à huile et le filtre séparateur ont leurs propres intervalles de remplacement que vous trouverez dans votre carnet d’entretien.
Vérification des fuites
Les fuites d’air comprimé représentent une perte énergétique directe et significative. Une fuite de seulement 1 mm de diamètre à 7 bars peut représenter une perte de plusieurs centaines de litres d’air par minute. Chaque semaine, parcourez l’ensemble du réseau de distribution avec un détecteur de fuites à ultrasons ou simplement avec de l’eau savonneuse sur les raccords, les vannes et les flexibles. Resserrez les raccords ou remplacez les joints défectueux immédiatement. Cette vigilance hebdomadaire réduit sensiblement la consommation électrique de votre installation.
Entretien mensuel
Contrôle des courroies et raccords
Sur les compresseurs à vis entraînés par courroies, vérifiez chaque mois la tension et l’usure des courroies de transmission. Une courroie trop détendue glisse et fait chuter le rendement. Une courroie trop tendue surcharge les roulements. Utilisez un tensiomètre pour mesurer la tension selon les valeurs indiquées dans la documentation technique du fabricant. Inspectez également tous les raccords de tuyauterie, les brides et les flexibles haute pression. Un raccord qui vibre peut se desserrer progressivement et créer une fuite ou, dans le pire des cas, un arrachement brutal.
Analyse des vibrations
Les vibrations sont l’un des indicateurs les plus fiables de l’état mécanique d’un compresseur à vis. Une fois par mois, posez votre main sur le carter du compresseur et sur le moteur électrique en fonctionnement — vous devez sentir une vibration régulière et douce, sans à-coups. Idéalement, utilisez un analyseur de vibrations portable pour mesurer les niveaux en mm/s et les comparer aux relevés précédents. Une augmentation soudaine des vibrations indique un problème de roulement, de déséquilibre des rotors ou d’usure de l’accouplement. Plus vous détectez tôt, moins la réparation est coûteuse.
Checklist mensuelle d’entretien préventif
- Vérifier et nettoyer le refroidisseur (nids de poussière sur les ailettes)
- Contrôler la tension et l’état des courroies de transmission
- Inspecter tous les raccords, joints et flexibles du circuit haute pression
- Mesurer les vibrations sur le carter et le moteur
- Vérifier le bon fonctionnement du pressostat et de la soupape de sécurité
- Contrôler les indicateurs de colmatage des filtres (voyant de pression différentielle)
- Vérifier le niveau et la couleur de l’huile (une huile foncée ou mousseuse doit être changée)
- Tester le fonctionnement de la vanne de purge de condensats
- Consigner toutes les observations dans le carnet d’entretien
Outils et produits recommandés pour l’entretien
Sélection des lubrifiants adéquats
Le choix du lubrifiant est l’une des décisions les plus importantes de votre programme d’entretien préventif. Les compresseurs à vis utilisent des huiles synthétiques à base de polyalphaoléfine (PAO) ou de polyéther de glycol (PAG), formulées pour résister à des températures de compression pouvant atteindre 90 à 100°C en sortie de l’élément compresseur. Ces huiles offrent une stabilité thermique supérieure aux huiles minérales, une résistance accrue à l’oxydation et une durée de vie plus longue entre deux vidanges. N’utilisez jamais une huile minérale ordinaire dans un compresseur à vis prévu pour le synthétique — vous risquez la formation de dépôts, de vernis et la dégradation rapide des joints élastomères.
L’intervalle de vidange préconisé varie selon le type d’huile et les conditions d’utilisation. Une huile synthétique de qualité premium permet généralement des intervalles de 4000 heures, contre 2000 heures pour une huile semi-synthétique. Cependant, si votre compresseur fonctionne dans un environnement à haute température ambiante, ou si la température de refoulement dépasse régulièrement les valeurs normales, réduisez cet intervalle de 20 à 30%. Certains opérateurs pratiquent l’analyse d’huile par prélèvement — cette méthode permet de déterminer avec précision la date de vidange optimale et d’anticiper l’usure des composants internes.

Outils de diagnostic essentiels
Un bon programme d’entretien préventif repose sur des outils de diagnostic adaptés. Le thermomètre infrarouge sans contact est indispensable : il permet de mesurer en quelques secondes la température des roulements, du carter et du refroidisseur sans arrêter la machine. Une température de roulement anormalement élevée (plus de 20°C au-dessus de la température ambiante + température nominale) est un signe avant-coureur fiable d’usure. Le détecteur de fuites à ultrasons est également un investissement rentable : il permet de localiser les fuites d’air comprimé même dans un environnement bruyant, et il est bien plus rapide et précis que la méthode à l’eau savonneuse. Lors de chaque intervention d’entretien, le port des équipements de protection individuelle adaptés est impératif pour assurer la sécurité des techniciens.
Complétez votre trousse de maintenance avec un analyseur de vibrations portable, un multimètre pour contrôler l’alimentation électrique et l’isolation des bobinages moteur, et un tensiomètre pour les courroies. Pour les compresseurs équipés d’un variateur de vitesse, un analyseur de puissance peut s’avérer utile pour vérifier la consommation réelle et la détecter les dérives. N’oubliez pas les consommables indispensables : chiffons non pelucheux, bacs de récupération d’huile, solvants de nettoyage compatible avec les élastomères, et nouveaux joints pour les raccords remplacés lors de chaque intervention.
Outils de mesure indispensables
- Thermomètre infrarouge sans contact
- Détecteur de fuites à ultrasons
- Analyseur de vibrations portable
- Tensiomètre pour courroies
- Multimètre électrique
- Manomètre de contrôle de pression
Consommables de maintenance
- Huile synthétique préconisée fabricant
- Cartouche filtre à air d’admission
- Filtre à huile et filtre séparateur
- Joints toriques et joints plats de rechange
- Chiffons non pelucheux
- Bac de rétention et récupération d’huile
Équipements de protection (EPI)
- Gants de protection conformes aux normes
- Lunettes de protection anti-projections
- Chaussures de sécurité S3
- Combinaison de travail résistante aux huiles
- Bouchons d’oreilles (si intervention moteur en marche)
Nos produits
Compresseurs rotatifs à vis : trouvez le bon équipement
Signes indiquant un besoin de maintenance immédiate
Même avec un programme d’entretien préventif rigoureux, des signes d’alerte peuvent apparaître entre deux interventions planifiées. Savoir les reconnaître et y réagir rapidement peut faire la différence entre un simple remplacement de joint et une refonte complète du groupe compresseur. Voici les principaux symptômes qui doivent déclencher un arrêt pour inspection immédiate.
Bruits anormaux
Un compresseur à vis sain produit un ronronnement régulier et continu. Tout bruit inhabituel mérite attention. Un sifflement aigu indique généralement une fuite d’air comprimé sur le circuit haute pression ou une soupape de sécurité qui s’ouvre intempestivement, signe d’une pression de service trop élevée. Un claquement métallique rythmé peut signaler un problème de courroie (claquement à la fréquence de rotation), un roulement défaillant ou, dans les cas les plus graves, un contact entre les rotors mâle et femelle — situation d’urgence absolue qui nécessite l’arrêt immédiat de la machine. Un grondement sourd en provenance du moteur électrique peut indiquer un défaut d’alimentation triphasée ou un enroulement défaillant.
Pour localiser précisément la source d’un bruit, utilisez un stéthoscope mécanique ou même un long tournevis posé contre l’oreille — cette technique empirique, utilisée depuis des décennies par les mécaniciens, permet de distinguer un bruit de roulement d’un bruit de carter. Notez la fréquence, l’intensité et les conditions d’apparition du bruit (à froid, à chaud, en charge ou à vide). Ces informations seront précieuses pour le technicien qui interviendra sur votre machine.
Température excessive
La température de refoulement est le paramètre de surveillance le plus important sur un compresseur à vis. Elle se situe normalement entre 80°C et 95°C selon les modèles et les conditions ambiantes. La sonde thermique de sécurité déclenche l’arrêt automatique de la machine entre 105°C et 115°C selon les constructeurs. Une alarme de température haute ne doit jamais être ignorée ou court-circuitée. Les causes les plus fréquentes d’une surchauffe sont : niveau d’huile insuffisant, huile dégradée (viscosité trop faible), refroidisseur encrassé, temperature ambiante trop élevée dans le local technique, ou défaillance du ventilateur de refroidissement.
Si votre compresseur déclenche régulièrement sur défaut thermique, ne vous contentez pas de le relancer après refroidissement. Identifiez et traitez la cause racine. Le remplacement du revêtement au sol de votre local technique par un revêtement de sol adapté à votre local technique peut améliorer la gestion thermique de l’environnement d’installation. Assurez-vous également que les ouvertures de ventilation du local ne sont pas obstruées — un compresseur à vis a besoin d’un apport d’air frais suffisant pour fonctionner dans sa plage de température normale.
À retenir
5 signes d’alerte qui nécessitent un arrêt immédiat : bruit métallique soudain dans le carter compresseur · fuite d’huile importante sous la machine · déclenchement répété du protecteur thermique · chute soudaine de la pression de service de plus de 15% · fumée ou odeur de brûlé en provenance du moteur électrique. Dans chacun de ces cas, arrêtez la machine, condamnez le démarrage et appelez un technicien qualifié.
Planifier un programme d’entretien régulier
Établissement d’un calendrier d’entretien
Un programme d’entretien préventif efficace repose sur deux référentiels complémentaires : le temps calendaire et le compteur horaire de la machine. Certaines opérations (vérification visuelle, contrôle du niveau d’huile) se font quotidiennement. D’autres sont déclenchées par un seuil d’heures de fonctionnement (changement d’huile à 2000 ou 4000 heures, remplacement des filtres à 500 ou 1000 heures). Pour les machines qui ne fonctionnent qu’à mi-temps, on retient la règle qui se déclenche en premier — par exemple, si les filtres doivent être changés tous les 500 heures ou tous les 6 mois, on applique la limite la plus courte. Cette approche garantit que les dégradations liées au temps (oxydation, dégradation des élastomères) sont prises en compte même si la machine tourne peu.
Construisez votre calendrier en vous basant sur le manuel du fabricant, puis adaptez-le à vos conditions réelles d’utilisation. Si vous travaillez dans un environnement particulièrement poussiéreux (chantier de démolition, carrière, traitement du bois), resserrez les intervalles de remplacement des filtres. Si la température ambiante dépasse régulièrement 35°C dans votre local technique, réduisez l’intervalle de vidange d’huile. Les compresseurs à vis diesel utilisés sur chantier partagent des contraintes similaires aux équipements de production d’énergie sur chantier — planifiez les entretiens de façon cohérente pour optimiser vos arrêts de production.
| Fréquence | Opération | Intervalle horaire indicatif | Réalisable par |
|---|---|---|---|
| Quotidien | Inspection visuelle, niveau d’huile, vérification afficheur | Chaque démarrage | Opérateur |
| Hebdomadaire | Nettoyage filtre air, détection fuites réseau | — | Opérateur / Maintenancier |
| Mensuel | Courroies, refroidisseur, vibrations, purge condensats | — | Maintenancier |
| 500–1000 h | Remplacement cartouche filtre air admission | Selon encrassement | Maintenancier |
| 2000–4000 h | Vidange huile, remplacement filtre à huile et séparateur | Selon type d’huile | Technicien qualifié |
| 4000–8000 h | Remplacement roulements, joints d’étanchéité, courroies | Selon fabricant | SAV fabricant / prestataire |
| Annuel | Révision générale, contrôle soupape de sécurité, test électrique | Obligatoire (réglementation) | Prestataire agréé |
Suivi des interventions réalisées
Le carnet d’entretien est le document central de votre programme de maintenance préventive. Chaque intervention doit y être consignée avec la date, le relevé du compteur horaire, la nature de l’opération réalisée, les pièces remplacées et les observations éventuelles. Ce document a une valeur opérationnelle (il permet de planifier les prochaines interventions) mais aussi une valeur contractuelle : en cas de panne sous garantie, le fabricant peut exiger la preuve que les intervalles de maintenance ont été respectés. Un carnet d’entretien bien tenu augmente également la valeur de revente de votre machine.
Aujourd’hui, de nombreux fabricants proposent des outils numériques de suivi de maintenance — applications mobiles, tableaux de bord connectés, alertes automatiques au seuil d’heures — qui simplifient considérablement la gestion du planning. Ces outils peuvent envoyer des rappels automatiques à l’approche d’une échéance de maintenance, générer des rapports d’intervention et centraliser l’historique de la machine. Si vous gérez un parc de plusieurs compresseurs, investir dans un logiciel de GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur) peut se révéler rapidement rentable par la réduction des oublis et des pannes non anticipées.
Considérations environnementales et sécuritaires
Gestion des déchets d’entretien
L’entretien d’un compresseur à vis génère des déchets qui ne peuvent pas être éliminés dans les ordures ménagères ou les égouts. L’huile usagée est classée comme déchet dangereux — elle doit être récupérée dans des contenants étanches et remise à un collecteur agréé. En France, le dispositif de collecte des huiles usagées est organisé par l’ADEME via des points de collecte professionnels accessibles gratuitement. Les filtres à huile souillés sont également des déchets dangereux, au même titre que les chiffons imprégnés d’hydrocarbures. L’entretien préventif d’un compresseur est donc soumis à la réglementation sur la rétention des polluants — assurez-vous de disposer des équipements de rétention réglementaires sous votre machine.
Les condensats produits par le sécheur d’air comprimé sont également soumis à réglementation lorsqu’ils contiennent des traces d’huile (condensats huileux). Un séparateur de condensats huile-eau doit être installé avant tout rejet à l’égout. Les compresseurs à vis diesel utilisés sur chantier nécessitent par ailleurs une attention particulière concernant le stockage du carburant : le choix d’une solution de stockage du carburant pour vos équipements de chantier conforme à la réglementation est indispensable pour limiter les risques de pollution accidentelle des sols.
Mesures de sécurité à respecter
Toute intervention sur un compresseur à vis, même mineure, doit obéir à des règles de sécurité strictes. La première règle absolue : ne jamais intervenir sur une machine sous pression. Avant toute opération de maintenance, arrêtez le compresseur, attendez la dépressurisation complète du circuit (vérifiez le manomètre — il doit indiquer 0 bar), condamnez l’alimentation électrique par consignation (cadenas sur le sectionneur) et attendez le refroidissement des pièces avant de toucher les composants thermiques. L’air comprimé à haute pression est une source d’énergie dangereuse — une pièce projetée par une fuite soudaine peut causer des blessures graves.
Le port des EPI adaptés est non négociable lors de toute intervention. Les gants de protection conformes aux normes en vigueur sont particulièrement importants lors du changement d’huile et de la manipulation des filtres usagés. Les lunettes de protection anti-projections protègent des éclaboussures d’huile chaude lors de la vidange. Enfin, vérifiez régulièrement l’état et le bon fonctionnement de la soupape de sécurité — cet organe vital, souvent négligé, est la dernière ligne de défense contre une surpression catastrophique. Sa vérification annuelle par un organisme de contrôle agréé est imposée par la réglementation sur les équipements sous pression (directive DESP).
Protocole de consignation avant intervention
- Arrêt de la machine — appuyer sur le bouton d’arrêt et attendre l’arrêt complet du moteur
- Dépressurisation — vérifier que le manomètre affiche 0 bar avant toute intervention
- Consignation électrique — ouvrir le sectionneur général et poser un cadenas personnel
- Afficher une pancarte — “En cours de maintenance — Ne pas démarrer”
- Attendre le refroidissement — minimum 30 minutes après l’arrêt pour les composants thermiques
- Équiper les techniciens — gants, lunettes, chaussures S3, combinaison
- Préparer le bac de rétention — sous le point de vidange avant toute opération sur le circuit huile
Conclusion : l’entretien préventif, un investissement qui se rentabilise
Mettre en place un programme d’entretien préventif structuré pour votre compresseur à vis, c’est protéger votre outil de production, maîtriser vos coûts de maintenance et garantir la qualité de l’air comprimé délivré à vos applications. De la vérification quotidienne du niveau d’huile au suivi annuel par un organisme agréé, chaque étape contribue à maximiser la durée de vie de votre investissement et à prévenir les arrêts non planifiés.
Pour aller plus loin sur la compréhension technique et le choix de votre compresseur à vis, consultez notre guide complet : maîtriser le compresseur à vis : guide technique pour une efficacité optimale. Vous y trouverez tous les éléments pour choisir, installer et optimiser votre équipement de façon professionnelle.
Vous souhaitez découvrir notre gamme de compresseurs rotatifs à vis sélectionnés pour les professionnels du BTP et de l’industrie ? Nos experts techniques sont disponibles pour vous aider à identifier le modèle adapté à vos besoins et à vous conseiller sur les kits d’entretien associés.
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Calculateur — compresseur a vis
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Questions fréquentes sur le compresseur à vis
Quelle est la différence entre un compresseur à vis et un compresseur à pistons ?
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Compresseur à vis lubrifié ou sans huile : lequel choisir selon mon activité ?
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Pourquoi mon compresseur à vis chauffe-t-il de façon excessive ?
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Trouvez le compresseur à vis adapté à votre activité
Notre gamme de compresseurs rotatifs à vis est sélectionnée pour répondre aux exigences des professionnels du BTP et de l’industrie. Des modèles compacts pour l’atelier aux versions mobiles pour le chantier, nos experts vous accompagnent dans le choix le plus adapté à vos besoins réels.
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