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Les marques de Protection respiratoire

Protection respiratoire

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La protection respiratoire constitue un élément essentiel de la prévention des risques professionnels dans de nombreux secteurs d’activité. Les travailleurs exposés aux poussières, fumées, gaz, vapeurs, aérosols ou agents biologiques doivent disposer d’équipements adaptés afin de préserver leur santé respiratoire et limiter les risques de maladies professionnelles. Utilisée dans le BTP, l’industrie chimique, la métallurgie, l’agroalimentaire, les laboratoires, la maintenance ou encore les activités de désamiantage, la protection respiratoire contribue à sécuriser les interventions dans les environnements où la qualité de l’air peut représenter un danger pour les opérateurs.


Les équipements de protection respiratoire regroupent différentes solutions adaptées aux niveaux de risques rencontrés. Les masques filtrants jetables FFP1, FFP2 et FFP3 assurent une protection efficace contre les particules en suspension selon leur niveau de filtration. Les demi-masques réutilisables permettent quant à eux d’utiliser des filtres interchangeables adaptés aux poussières, aux gaz ou aux vapeurs spécifiques. Pour les environnements fortement contaminés ou présentant un déficit en oxygène, des appareils respiratoires isolants ou motorisés peuvent être nécessaires afin d’assurer une protection optimale des voies respiratoires. 


La sécurité des équipements repose sur le respect de normes européennes rigoureuses. La norme EN 149 encadre les masques filtrants FFP, tandis que les normes EN 140 et EN 136 concernent respectivement les demi-masques et les masques complets réutilisables. Les appareils respiratoires motorisés répondent aux normes EN 12941 et EN 12942. Le marquage CE garantit la conformité des équipements aux exigences réglementaires et assure un niveau de protection adapté aux risques identifiés sur le poste de travail. 


Le choix d’un équipement de protection respiratoire doit prendre en compte la nature des contaminants, leur concentration, la durée d’exposition et les contraintes du poste de travail. Une utilisation correcte, associée à un entretien régulier et au remplacement des filtres selon les recommandations du fabricant, permet de maintenir un haut niveau de sécurité. Découvrez une gamme complète de solutions de protection respiratoire conçues pour répondre aux exigences des professionnels et protéger efficacement les voies respiratoires dans les environnements les plus exigeants. 

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Protection Respiratoire : Guide Complet pour Professionnels et Industriels

Dans les environnements professionnels exposés aux poussières, gaz, vapeurs ou aérosols, la protection respiratoire n'est pas une option — c'est une nécessité absolue. Chaque année, des milliers de travailleurs développent des pathologies respiratoires chroniques directement liées à une exposition prolongée sans équipement adapté. Silicose, asbestose, asthme professionnel : les conséquences sont graves et souvent irréversibles. Ce guide complet vous donne les clés pour choisir, utiliser et entretenir vos équipements de protection respiratoire en toute conformité avec les normes en vigueur.


Pourquoi la Protection Respiratoire est Essentielle

Risques pour la Santé Professionnelle

Les travailleurs évoluant dans des secteurs comme le BTP, la chimie, la soudure, la métallurgie ou l'agroalimentaire sont exposés quotidiennement à des contaminants atmosphériques invisibles mais hautement dangereux. Particules fines, fibres d'amiante, fumées de soudage, vapeurs organiques, poussières de silice cristalline : autant de menaces qui pénètrent les voies respiratoires et s'accumulent dans les poumons sans que le travailleur ne le ressente immédiatement.

La silice, par exemple, est particulièrement redoutable sur les chantiers de construction. Présente dans le béton, les parpaings et les granulats, elle provoque la silicose, une maladie pulmonaire irréversible. L'amiante, bien qu'interdit en France depuis 1997, reste présent dans de nombreux bâtiments anciens et continue d'exposer les professionnels de la rénovation. Le plâtre, souvent considéré comme anodin, génère lui aussi des poussières irritantes qui, à forte concentration ou en exposition répétée, peuvent déclencher des inflammations bronchiques chroniques.

Pour chacun de ces risques, le choix de l'indice de protection est déterminant. Les masques FFP1 filtrent au minimum 80 % des particules en suspension et conviennent aux poussières peu toxiques comme le plâtre ou le bois non traité. Les masques FFP2, avec un taux de filtration d'au moins 94 %, sont recommandés pour les poussières de chantier classiques, les aérosols et les bioaérosols. Les masques FFP3, avec 99 % de filtration, sont indispensables pour les expositions à la silice cristalline, à l'amiante ou à tout agent hautement toxique. Le bon niveau de protection doit toujours être déterminé à partir d'une évaluation des risques précise, prenant en compte la nature du contaminant, sa concentration et la durée d'exposition.

Statistiques et Études de Cas

Selon Santé Publique France, les maladies professionnelles liées à l'appareil respiratoire représentent plusieurs milliers de nouveaux cas reconnus chaque année, avec un coût humain et économique considérable. Les cancers broncho-pulmonaires d'origine professionnelle figurent parmi les pathologies les plus fréquemment reconnues au titre des maladies professionnelles. Une étude de l'INRS rappelle que 10 à 15 % des cas d'asthme chez l'adulte sont d'origine professionnelle.

Ces chiffres illustrent une réalité concrète : même un port irrégulier ou inadapté d'un équipement de protection individuelle suffit à créer une fenêtre de risque. La prévention commence par la sélection du bon EPI respiratoire, mais elle ne s'arrête pas là.


Normes et Régulations en Protection Respiratoire

Normes Européennes et Internationales

La protection respiratoire est encadrée par un ensemble de normes européennes harmonisées qui garantissent les performances minimales des équipements mis sur le marché. Ces normes constituent le socle de toute démarche de conformité sérieuse.

  • EN 149:2001+A1:2009 : elle régit les demi-masques filtrants contre les particules (FFP1, FFP2, FFP3). Elle définit les critères de filtration, d'étanchéité et de résistance respiratoire. Un masque FFP2 conforme à cette norme doit présenter un coefficient de fuite vers l'intérieur (CFI) inférieur à 8 % en conditions de test normalisées, garantissant ainsi une étanchéité au visage réelle et non seulement théorique. Ce paramètre est souvent négligé mais il est fondamental : un masque mal ajusté, même de haute filtration, perd une grande partie de son efficacité protectrice.

  • EN 140:1998+A1:2003 : norme pour les demi-masques réutilisables, utilisés en combinaison avec des cartouches filtrantes interchangeables. Elle définit les exigences de conception, d'étanchéité et de résistance mécanique.

  • EN 136:1998 : applicable aux masques complets (intégral), elle impose des exigences encore plus strictes en matière d'étanchéité et de champ de vision.

  • EN 12941 / EN 12942 : normes régissant les appareils respiratoires motorisés (PAPR — Powered Air-Purifying Respirators), dont l'usage se généralise dans les environnements fortement contaminés.

  • EN 143, EN 141, EN 371, EN 372 : normes spécifiques aux filtres (à particules, combinés, gaz/vapeurs), indispensables pour sélectionner les bonnes cartouches selon les polluants rencontrés.

Tous ces équipements doivent obligatoirement porter le marquage CE accompagné du numéro de l'organisme notifié qui a réalisé l'examen de type. C'est la garantie que le produit a été testé et certifié selon les exigences réglementaires en vigueur.

Cadre Légal Français

En France, la réglementation relative à la protection respiratoire s'appuie sur le Code du travail, notamment les articles L. 4121-1 et suivants, qui imposent à l'employeur une obligation générale de prévention des risques professionnels. Le principe de prévention collective prime : la ventilation, le captage à la source et l'organisation du travail doivent être privilégiés avant de recourir aux EPI.

Lorsque ces mesures collectives ne suffisent pas à ramener l'exposition sous les valeurs limites (VLE et VME définies par l'INRS), l'employeur est tenu de fournir des équipements de protection individuelle adaptés, certifiés et en nombre suffisant. Il doit également former les salariés à leur utilisation correcte, veiller à leur entretien et assurer leur remplacement en temps voulu.

La responsabilité pénale de l'employeur peut être engagée en cas de manquement avéré à ces obligations, notamment lorsqu'un accident du travail ou une maladie professionnelle est directement lié à l'absence ou à l'inadéquation des EPI fournis.


Types d'Équipements de Protection Respiratoire

Masques Filtrants

Les masques filtrants représentent la solution la plus répandue sur les chantiers et dans l'industrie légère. Ils se présentent sous deux grandes familles : les masques jetables (usage unique ou limité) et les masques réutilisables avec filtres remplaçables.

Les masques jetables FFP (Filtering Face Piece) sont classés en trois niveaux selon leur efficacité :

Classe Efficacité de filtration Fuite vers l'intérieur Usage typique
FFP1 ≥ 80 % ≤ 22 % Poussières peu toxiques, plâtre
FFP2 ≥ 94 % ≤ 8 % Poussières fines, chantier, bioaérosols
FFP3 ≥ 99 % ≤ 2 % Silice, amiante, agents toxiques

Certains masques FFP sont équipés d'une valve expiratoire, qui réduit la résistance respiratoire et limite l'accumulation de chaleur et d'humidité à l'intérieur du masque. Cette caractéristique est particulièrement appréciée pour les travaux prolongés. Une question légitime se pose souvent sur le terrain : combien de temps peut-on réellement utiliser un masque jetable ?

La durée de vie utile d'un masque FFP jetable dépend de plusieurs facteurs : le niveau de concentration en poussières, mais aussi les conditions microclimatiques à l'intérieur du masque. En ambiance chaude et humide — typique d'un chantier d'été ou d'un espace confiné — l'humidité expiratoire sature rapidement le média filtrant, augmente la résistance respiratoire et peut compromettre l'étanchéité des joints en mousse. En règle générale, un masque jetable ne doit pas être porté au-delà d'un poste de travail de 8 heures ou dès lors qu'il est souillé, humide, déformé ou que la respiration devient difficile. Sur les chantiers à forte chaleur ou en cas d'activité physique intense, ce délai peut être significativement réduit.

Les demi-masques réutilisables (conformes à la norme EN 140) offrent une solution plus durable et plus économique sur le long terme. Leur principal atout réside dans la possibilité d'adapter les cartouches filtrantes selon les risques rencontrés. Cette question revient fréquemment : peut-on utiliser le même modèle de masque pour se protéger à la fois contre les poussières et les vapeurs organiques ? La réponse est oui, à condition d'utiliser des cartouches combinées associant un filtre à particules (P2 ou P3) et un filtre gaz/vapeurs (de type A, B, E ou K selon les substances). En revanche, il est impératif de ne jamais utiliser un masque antipoussières seul pour des vapeurs organiques, ni l'inverse : chaque cartouche a une sélectivité chimique précise.

Pour les travaux de soudage, les fumées émises sont un mélange complexe de particules métalliques fines et de gaz (ozone, oxydes d'azote, monoxyde de carbone selon le procédé). Des demi-masques avec cartouches interchangeables spécifiquement conçues pour les émissions de soudage existent : elles associent généralement un filtre à particules de haute efficacité (P3) à un filtre pour gaz de type ABE. Des modèles compatibles avec des équipements de protection intégrale — visières de soudage, écrans faciaux, casques de protection — sont disponibles et permettent une intégration complète de la protection tête/yeux/voies respiratoires.

Appareils de Protection Respiratoire Isolants

Lorsque la concentration en contaminants dépasse les capacités des masques filtrants, ou lorsque la teneur en oxygène de l'atmosphère est insuffisante (espaces confinés, feux, certains procédés chimiques), les appareils respiratoires isolants s'imposent.

On distingue deux grandes catégories :

  • Les appareils à adduction d'air comprimé : reliés par un flexible à une source d'air pur (compresseur, bouteille), ils permettent une protection totale et continue. Ils conviennent aux travaux en atmosphère irrespirable, aux peintures industrielles en cabine ou aux interventions en espace confiné.

  • Les appareils respiratoires à circuit ouvert (SCBA) : autonomes, ils permettent une liberté de mouvement totale mais sont limités par l'autonomie de la bouteille (15 à 60 minutes selon le modèle et l'effort physique). Utilisés par les pompiers, les équipes de secours et les industries à risque chimique ou nucléaire.

  • Les PAPR (Powered Air-Purifying Respirators) : ces appareils respiratoires motorisés aspirent l'air ambiant, le filtrent à travers des cartouches haute efficacité et l'envoient sous légère pression dans le casque ou la cagoule de l'utilisateur. Leur avantage majeur est de supprimer toute résistance respiratoire, ce qui les rend particulièrement adaptés aux travaux prolongés en atmosphère très chargée — désamiantage, ponçage de peintures au plomb, travaux en minoterie ou en fonderie. Pour les interventions de plus de 8 heures dans des atmosphères fortement polluées, les PAPR constituent souvent la seule solution permettant de concilier protection maximale et confort de port acceptable.

Filtres et Accessoires

Le choix des filtres est aussi critique que celui du masque lui-même. Un mauvais filtre peut donner une fausse impression de sécurité tout en laissant passer des contaminants dangereux.

Les filtres se classifient selon deux grandes familles :

  • Filtres à particules : P1, P2, P3 (P3 offrant la filtration la plus élevée, ≥ 99,95 %)
  • Filtres gaz/vapeurs :
    • Type A (brun) : vapeurs organiques à point d'ébullition > 65 °C
    • Type B (gris) : gaz inorganiques (chlore, acide chlorhydrique…)
    • Type E (jaune) : dioxyde de soufre et gaz acides
    • Type K (vert) : ammoniac et dérivés aminés
    • Type CO (noir) : monoxyde de carbone
    • Type Hg (rouge) : vapeurs de mercure

Les cartouches filtrantes ont une durée de vie limitée après ouverture, déterminée à la fois par la charge en contaminants et par l'absorption passive de l'humidité ambiante. Avant ouverture, les exigences de stockage et de conservation sont précises : les cartouches doivent être conservées dans leur emballage d'origine hermétiquement fermé, dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière directe et des sources de chaleur, à une température comprise entre 5 et 30 °C. Toute cartouche dont l'emballage est endommagé ou dont la date de péremption est dépassée doit être écartée. Une fois ouverte, une cartouche doit être utilisée dans les délais indiqués par le fabricant (généralement 6 mois pour les filtres gaz, en dehors de toute utilisation active) et systématiquement remplacée dès l'apparition d'odeur ou de goût de contaminant.


Cas d'Usage et Application

Industries à Haut Risque

La protection respiratoire concerne un spectre très large de secteurs professionnels. Voici les principaux contextes d'exposition :

BTP et travaux de rénovation : exposition aux poussières de silice (découpe de béton, carrelage), aux fibres minérales artificielles (laine de verre, laine de roche), aux poussières d'amiante lors de rénovations de bâtiments anciens, aux peintures et solvants.

Industrie chimique et pétrochimique : vapeurs de solvants organiques, acides, bases, gaz toxiques. Les masques complets avec cartouches combinées ou les appareils à adduction d'air sont souvent requis.

Soudure et métallurgie : fumées de soudage chargées en particules métalliques (manganèse, chrome hexavalent, nickel), ozone, oxydes d'azote. Le manganèse en particulier est associé à des atteintes neurologiques à long terme.

Agriculture et industrie agroalimentaire : poussières organiques (céréales, farine, tabac), pesticides, bioaérosols (moisissures, bactéries). Les poussières de farine sont reconnues comme agents sensibilisants à l'origine d'asthme professionnel.

Industrie pharmaceutique et laboratoires : principes actifs pulvérulents, solvants, agents biologiques. Les exigences peuvent aller jusqu'au port de masques FFP3 avec protection intégrale pour les matières très actives.

Mines et carrières : poussières de silice à concentration souvent très élevée. Le port du FFP3 ou de l'appareil isolant est la règle.

Scénarios de Mise en Œuvre

La sélection d'un équipement de protection respiratoire ne peut pas se faire au hasard ou par habitude. Elle doit s'appuyer sur une évaluation formalisée des risques incluant :

  1. L'identification des contaminants (nature, état physique, concentration estimée)
  2. La comparaison avec les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP)
  3. Le calcul du facteur de protection requis (FPN = VLEP / concentration réelle)
  4. La sélection d'un équipement dont le facteur de protection nominal (FPN) est supérieur au facteur requis
  5. La vérification de la compatibilité avec les autres EPI portés

Un exemple concret : un opérateur qui effectue des travaux de découpe de dalles en béton pendant 4 heures dans un espace semi-ouvert peut être exposé à des concentrations de silice cristalline dix à cinquante fois supérieures à la VLEP (0,1 mg/m³ en France). Dans ce cas, un FFP2 seul pourrait s'avérer insuffisant. Un FFP3 ou un PAPR avec filtre P3 sera préférable.


Conseils pour un Usage Correct et Entretien

Bonnes Pratiques d'Utilisation

Un équipement de protection respiratoire, aussi performant soit-il, n'est efficace que s'il est correctement porté. C'est une évidence qui mérite pourtant d'être rappelée : selon plusieurs études, une proportion significative des masques portés sur le terrain présentent des défauts d'ajustement invalidant leur protection réelle.

Les règles fondamentales à respecter :

  • Toujours effectuer un test d'étanchéité (fit check) à chaque enfilage : pour un masque jetable, on couvre les deux mains sur le masque et on expire doucement pour détecter une fuite sur les bords ; pour un demi-masque réutilisable, on obstrue la valve d'entrée et on inspire légèrement. Des kits complets intégrant des dispositifs de contrôle d'étanchéité rapide existent pour les chantiers : ils permettent de vérifier rapidement la bonne adaptation du masque au visage de l'utilisateur avant d'entrer en zone.

  • Adapter le masque à la morphologie du visage : une barbe, même courte, compromet l'étanchéité des masques à joint facial souple. Dans ce cas, un PAPR avec cagoule ou un appareil à adduction d'air s'impose.

  • Ne jamais retirer son masque dans la zone contaminée, même brièvement.

  • Former les utilisateurs avant la première utilisation : la compréhension des risques, des niveaux de protection et des procédures d'enfilage/désenfilage conditionne l'efficacité réelle du système de protection.

Concernant le confort de port prolongé : certains modèles de demi-masques réutilisables et de masques FFP2 avec valve ont été spécifiquement étudiés pour un port continu sur des durées supérieures à 8 heures. Les critères à surveiller sont la résistance respiratoire (mesurée en Pa à débit normalisé), la pression de contact sur les arêtes du nez et les joues, ainsi que l'accumulation thermique. Les masques à coque rigide ou semi-rigide maintiennent mieux leur forme sous l'effort et réduisent la résistance due à l'écrasement du matériau filtrant.

Maintenance et Vérification

L'entretien d'un demi-masque réutilisable est une étape souvent sous-estimée mais déterminante pour sa durée de vie et son efficacité. Voici les bonnes pratiques :

Nettoyage après chaque utilisation : démontage complet du masque (corps, soupapes, joints, filtres), nettoyage du corps et des soupapes à l'eau tiède avec un détergent doux ou selon les préconisations du fabricant (certains masques acceptent la désinfection par trempage dans une solution désinfectante douce). Rinçage soigneux à l'eau propre, séchage à l'air libre sans exposition directe au soleil ni source de chaleur. Ne jamais immerger les cartouches filtrantes.

Inspection visuelle régulière : avant chaque utilisation, vérifier :

  • L'état des soupapes d'inspiration et d'expiration (déformation, encrassement, fissures)
  • L'intégrité du joint facial (élasticité, absence de craquelures)
  • L'état des sangles d'attache (élasticité résiduelle, absence de coupure)
  • La date de péremption des cartouches

Signes imposant le remplacement immédiat : odeur ou goût du contaminant perçu à travers le masque (saturation du filtre), résistance respiratoire nettement augmentée, tout dommage visible sur le corps ou les soupapes, perte d'élasticité du joint facial.

Les masques jetables FFP ne doivent jamais être reconditionnés, rincés ou réutilisés au-delà de leur durée de vie prévue, même s'ils semblent en bon état apparent.


Ressources et Guides Complémentaires

Guides et Documentation

Pour aller plus loin dans votre démarche de prévention, plusieurs sources de référence sont à consulter :

  • L'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) publie régulièrement des fiches pratiques sur les appareils de protection respiratoire, les valeurs limites d'exposition et les méthodes d'évaluation des risques. Leur base de données en ligne constitue une ressource incontournable pour les préventeurs et responsables SSE.

  • L'OPPBTP (Organisme Professionnel de Prévention du BTP) propose des guides sectoriels détaillés sur la protection respiratoire dans les métiers du bâtiment, incluant des recommandations spécifiques pour l'amiante, la silice et les poussières de bois.

  • Les fiches de données de sécurité (FDS) des produits chimiques utilisés sur le poste de travail indiquent systématiquement les EPI recommandés, incluant les équipements de protection respiratoire adaptés.

  • La norme EN 529:2005 constitue le document de référence pour la sélection et l'utilisation des équipements de protection respiratoire. Elle fournit un cadre méthodologique complet pour les préventeurs.


FAQ — Questions Fréquentes sur la Protection Respiratoire

Qu'est-ce que la protection respiratoire au travail ? La protection respiratoire au travail désigne l'ensemble des équipements de protection individuelle (EPI) destinés à protéger les voies respiratoires des travailleurs contre les contaminants atmosphériques présents dans leur environnement de travail : poussières, particules fines, gaz, vapeurs toxiques, aérosols et agents biologiques.

Quelle est la différence entre FFP1, FFP2 et FFP3 ? Les classes FFP désignent les niveaux de filtration des masques filtrants selon la norme EN 149. Le FFP1 filtre au minimum 80 % des particules, le FFP2 au minimum 94 %, et le FFP3 au minimum 99 %. Plus le chiffre est élevé, plus la protection est élevée et plus le masque est adapté aux contaminants dangereux.

Quand faut-il changer son masque de protection respiratoire ? Un masque jetable FFP doit être remplacé après chaque poste de travail, ou immédiatement s'il est humide, souillé, déformé ou si la respiration devient difficile. Une cartouche filtrante pour masque réutilisable doit être changée dès que l'on perçoit une odeur ou un goût du contaminant, ou selon les recommandations du fabricant.

Quelle norme doit respecter un masque de protection respiratoire professionnel ? Les masques de protection respiratoire à usage professionnel doivent être conformes aux normes européennes EN 149 (masques filtrants FFP), EN 140 (demi-masques réutilisables), EN 136 (masques complets) ou EN 12941/12942 (appareils motorisés PAPR). Ils doivent obligatoirement porter le marquage CE avec le numéro de l'organisme notifié.

Peut-on réutiliser un masque FFP2 ? Un masque FFP2 jetable n'est pas conçu pour être réutilisé. Certains modèles portent la mention "NR" (Non Réutilisable) ou "R" (Réutilisable). Dans le doute, un masque FFP jetable doit être considéré comme à usage unique par poste de travail.

Qu'est-ce qu'un appareil respiratoire isolant ? Un appareil respiratoire isolant est un équipement qui coupe totalement les voies respiratoires de l'atmosphère ambiante et fournit à l'utilisateur un air pur provenant d'une source indépendante (bouteille d'air comprimé ou adduction externe). Il est utilisé dans les atmosphères irrespirables ou à teneur insuffisante en oxygène.

Comment choisir le bon masque respiratoire pour mon activité ? Le choix du masque doit être basé sur une évaluation des risques : identifier la nature des contaminants (particules, gaz, vapeurs), estimer leur concentration, comparer à la VLEP, puis sélectionner l'équipement dont le facteur de protection nominal est adapté. En cas de doute, consulter un préventeur ou le médecin du travail.

Quelle est la différence entre un masque chirurgical et un masque FFP2 ? Un masque chirurgical protège l'environnement de l'utilisateur (il filtre les projections émises) mais ne protège pas efficacement le porteur contre les particules fines en suspension. Un masque FFP2 est un véritable EPI respiratoire qui protège le porteur contre l'inhalation de particules fines, avec un taux de filtration d'au moins 94 % et un coefficient de fuite vers l'intérieur contrôlé.

Qu'est-ce qu'un PAPR et quand l'utiliser ? Un PAPR (Powered Air-Purifying Respirator) est un appareil respiratoire motorisé qui aspire l'air ambiant, le filtre et le souffle sous légère pression dans un casque ou une cagoule. Il est recommandé pour les travaux prolongés en atmosphère fortement contaminée (désamiantage, ponçage de peintures au plomb, fonderie), notamment lorsque le port d'un masque classique génère trop de fatigue respiratoire ou n'offre pas un facteur de protection suffisant.

Comment stocker correctement les équipements de protection respiratoire ? Les masques et cartouches non ouverts doivent être conservés dans leur emballage d'origine, dans un endroit frais, sec, à l'abri de la lumière et des sources de chaleur ou de contamination chimique. La température de stockage recommandée se situe généralement entre 5 et 30 °C. Tout EPI stocké au-delà de sa date de péremption ou dont l'emballage est endommagé doit être mis au rebut.

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    Caprilian le 13 Novembre 2020 - LES PENNE MIRABEAU

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    Jean Claude le 29 Juillet 2020 - LE RELECQ KERHUON

    équipe est très attentif aux demandes en tant que médecin urgentiste - je vous félicite de cette énergie

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