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Longes, cordes et antichute


Facteur de chute

Il est reconnu que la contrainte maximale supportable par le corps humain sans provoquer de lésions internes est d’environ 6 KN. Une telle valeur est atteinte en soumettant un corps de 100 kg à une accélération ou décélération de 6 g (1 g = 9,81 m/s2). Une décélération de 6 g est atteinte, par exemple, lorsque 6 m de chute sont ralentis sur une distance de 1 m, cette valeur est considérée comme étant la limite de sécurité physiologique et est prescrite par les normes. Le facteur de chute est une valeur qui indique le niveau de danger d’une chute et est définit par le rapport entre la hauteur de chute libre et la longueur de la corde (ou du dispositif) qui relie la personne au point d’ancrage :

F = H / L

F = facteur de chute;

H = hauteur de chute libre;

L = longueur de la corde ou du dispositif d’attache.

 

Exemple

H = 0,3 m

L = 1,5 m

F = 0,3 / 1,5 = 0,2

La valeur du facteur de chute doit être comprise entre 0 et 2, où 2 représente le facteur de chute maximum acceptable dans le cas du travail en hauteur.

 

Un facteur de chute trop élevé peut être à l’origine d’une décélération importante et entrainer :

-          des lésions graves à l’opérateur, dues à la décélération trop brusque au moment de l’arrêt;

-          des ruptures ou dommages des dispositifs utilisés, en raison de la force qui agit sur ces derniers au moment de l’impact.

Pour diminuer ces risques il est indispensable, dans certains cas, d’utiliser un absorbeur d’énergie afin de maintenir les contraintes en-dessous de la limite des 6 KN.

Les dispositifs munis d’un système à absorbeur d’énergie se divisent en trois catégories :

-          antichute mobile sur support d’assurage rigide ou flexible EN353 ;

-          antichute à rappel automatique EN 360 ;

-          absorbeur d’énergie avec longe intégrée EN 355.

 

Situation optimale

Le point d’ancrage se trouve au-dessus de l’opérateur, le système de liaison est tendu et l’arrêt de la chute est immédiat. Il est recommandé d’avoir un dispositif antichute, mais, comme indiqué sur le dessin, il est possible d’utiliser une longe EN 354 faites d’une corde dynamique. De telles longes garantissent une force d’arrêt de la chute < 6 KN seulement avec un facteur de chute < 0.5.

Situation normale

Le point d’encrage se trouve à hauteur de l’accrochage sternal ou dorsal EN 361 du harnais de l’opérateur. Il est nécessaire d’utiliser un dispositif antichute.

Sur l’illustration l’opérateur utilise une longe avec absorbeur d’énergie EN 355 qui s’est déchirée partiellement durant la chute, réduisant ainsi la force d’arrêt.

Situation critique

Le point d’ancrage se trouve à hauteur des pieds de l’opérateur. Il est indispensable d’utiliser un dispositif antichute.

Sur l’illustration l’opérateur utilise une longe avec absorbeur d’énergie EN 355 qui s’est déchirée entièrement durant la chute, réduisant ainsi la force d’arrêt.

Avec un facteur de chute > 1 il est indispensable d’utiliser un dispositif antichute. Danger de mort! En cas de chute sans système à absorbeur d’énergie, l’opérateur pourrait encourir des blessures graves ou tomber à terre à cause de la rupture du dispositif utilisé.

 

Le tirant d’air

Le “tirant d’air” est défini comme la distance minimum entre l’opérateur et le sol, nécessaire pour garantir la sécurité en cas de chute. La valeur du tirant d’air dépend du système d’arrêt utilisé et se calcule, en général, en faisant la somme des valeurs suivantes :

A) Longueur totale du dispositif utilisé, y compris les connecteurs et les éventuels cordons ou bras rétractables;

B) Etirement du dispositif antichute et/ou déploiement de l’absorbeur d’énergie après avoir dissipé la chute (cette valeur dépend du dispositif utilisé et est indiquée dans le mode d’emploi) ;

C) Distance conventionnelle entre l’accrochage sternal ou dorsal du harnais et les pieds de l’opérateur (= 1,50 m);

D) Distance minimum de sécurité entre les pieds de l’opérateur et le sol (= 1 m).

 

Certaines activités requièrent l’usage d’une longe avec absorbeur d’énergie (ex. montage et démontage des échafaudages) et, dans de tels cas, il est possible d’opérer avec un facteur de chute potentiel > 1. Pour préserver la sécurité de l’opérateur, il est nécessaire de porter le maximum d’attention à la valeur du tirant d’air, qui indique la hauteur minimum entre le sol ou les éventuels obstacles intermédiaires et le point d’ancrage de la longe. Pour remonter les premiers mètres avant d’atteindre le seuil du tirant d’air, l’opérateur devra obligatoirement opérer avec un facteur de chute ≤ 1 : l’opérateur ne devra donc pas dépasser le point d’ancrage de la longe avec le point d’accrochage EN 361 du harnais

Effet de pendule.

“L’effet de pendule” ou “tirant d’air latéral” est le balancier provoqué suite à une chute quand l’opérateur ne se trouve pas à l’aplomb de l’ancrage. C’est une situation potentiellement dangereuse car elle peut entrainer une collision de l’opérateur avec un obstacle présent sur la trajectoire de la chute.

 

Numéro de page : P231